28.03.2009
Au sommaire cette semaine
Cette semaine, ce sera jeudi...Le thème de la semaine est La liberté d'expression, s'expriment :
A VOS FOULARDS, LES FILLES LES GARS ! MrsC
Liberté d'expression : citoyen(e)s exprimez vous ! le Rocrocodile kinepeuthe
Hors sujet qui s'assume : Anne Onyme, CC
Des nouvelles de Yoani Laure
Question de Responsabilité, Nelly
Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme suit:
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
De même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
Pour l'Europe (Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de l’Europe de 1950 (article 10) :
« 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »
« 2 L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »
Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :
« La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». »
11:20 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté d'expression, femmes engagées
question de responsabilité
«Toute personne, a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière.»
Article 10 Convention Européenne des droits de l'homme...
Les blogs remplacent aujourd'hui les cafés, on s'y retrouve tous les jours ou presque et on s'exprime... Avec plus ou moins de talent, avec plus ou moins d'audience, avec plus ou moins de coeur...
On peut tout lire parfois, tout écrire, comment faire en sorte ensuite de faire passer les messages?
Les blogueurs manquent souvent d'humilité, le classement des "influents" m'agace parce qu'il ne tient compte que d'un microcosme qui a du mal à se décloisonner...
La liberté d'expression dans cette nouvelle forme d'agora doit pouvoir être utile et porteuse de valeurs, et développer des processus démocratiques.
La liberté d'expression sur le net doit être aussi au service d'elle-même et gagner en crédibilité. La presse a du mal à jouer ce rôle aujourd'hui, préférant l'audience, ne tombons pas dans ces mêmes travers!
La réforme de l'audiovisuel publique décidée et ordonnée par le Président de la République,
la mise en place des Etats Généraux de la presse coordonnée par le Président de la République,
les attaques répétées envers l'AFP de la part du Président de la République,
la récupération des grands groupes de presse par des financiers amis du Président de la République,
(...)
sont des faits innacceptables qui entravent l'existence et la vivacité des contre-pouvoirs. Comme l'exprimait Rosa Luxembourg " Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement".
La responsabilité de toutes les personnes engagées dans la cité et qui ouvrent un blog ou s'expriment sur le net est énorme : effectuer ce travail de contre-pouvoir, d'ouverture de débats, avec humilité et courage, ténacité et ouverture d'esprit...
La différence théorique entre la presse et le blog, c'est l'indépendance... Si la presse se veut objective (dans sa vocation première, pas vraiment dans la réalité), le blog engagé préfère le parti pris. Au risque de dévoiler des informations fausses, de caricaturer ceux contre lesquels on se bat, de servir des intérêts et des lobbies indéterminés... Comment s'y retrouver?
En ouvrant les débats, posant des questions, invitant aux réponses et surtout en s'ouvrant davantage aux absents de ce microcosme de la blogosphère... La liberté d'expression ne trouve sa véritable vocation que dans l'échange, et peut être à l'origine d'une force de frappe immense à destination de tous ceux qui souhaitent ouvrir le débat démocratique...
Et il y a de quoi faire en ce moment... Crise, Hadopi, réforme de la santé, de la recherche et de l'éducation, apparition accélérée d'une société à deux vitesses...
Osons le dire, le rappeler... Et renforçons-nous!
De nouveau cette citation de Victor Hugo qui est si importante dans ce contexte :
« La souveraineté est l'âme du pays. Elle se manifeste sous deux formes : d'une main, elle écrit, c'est la liberté de la presse ; de l'autre, elle vote, c'est le suffrage universel ». La presse est « une formidable locomotive de la pensée universelle ». Victor Hugo, Discours du 9 juillet 1850
Parce qu'on peut l'étendre à la liberté de l'information sur internet.
11:16 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.03.2009
Des nouvelles de Yoani
Puisqu’il est question de liberté d’expression cette semaine chez Femmes engagées, je vais vous parler d’une blogueuse de l’autre côté de l’Atlantique, dont la réalité quotidienne est fort éloignée de la langouste de Cuba.
Yoani Sanchez a créé son blog il y a tout juste deux ans à titre thérapeutique - pour “exprimer ses frustrations” - et faire connaître par l’écriture des aspects de la vie à Cuba qui ne sont jamais abordés dans la presse officielle.
L’année dernière, le journal espagnol El Païs lui a décerné le prix Ortega et Gasset en raison de l’”ingéniosité” dont elle fait preuve en surmontant les entraves à la liberté d’expression à Cuba, de son style “vivace” et de sa volonté de rejoindre “l’espace mondial du journalisme citoyen”.
Mais Yoani ne sera pas autorisée à aller chercher son prix à Madrid. Elle n’a pas le droit de quitter son île malgré les invitations qu’elle a reçues. Elle vient de modifier son blog récemment et pour l’instant, il n’y a plus de possibilité de commenter. Elle nous raconte sa dernière et troisième tentative d’obtenir la carta blanca*. Sans illusions mais avec ténacité :
Au cours de cette dernière année, les soldats obéissants et dévoués à limiter notre liberté de mouvements ne m’ont pas autorisée à répondre à des invitations internationales. Dans leurs bases de données, il doit y avoir une marque à côté de mon nom qui me voue au confinement insulaire. La logique possessive de cet État-papa considère normal de me punir d’écrire un blog et de me priver de la « carte blanche », comme pour me tirer les oreilles de m’être imaginée comme une personne libre.
En ce vendredi de bureaucratie et d’attente, je n’imagine pas une main qui se poserait sur mon épaule et me dirait « On s’est trompé sur toi, tu peux sortir ». Je ne crois pas qu’ils souhaitent corriger l’« erreur ». Je n’alimente pas le moindre espoir de monter dans l’avion le 29 mars. J’attendrai dans la salle pleine à craquer dans la villa au croisement des rues 17 et K (adresse du lieu qui délivre la carta blanca NDLR) avec seulement deux raisons à l’esprit : réclamer mes droits et les importuner avec mon entêtement. Leur montrer le document tamponné d’un visa me donnant l’entrée à d’autres endroits dans ce monde, tandis qu’« ils » freinent mon déplacement. Je serai là, sûre qu’un jour toute cette machinerie créée pour soutirer des gains et pour générer des fidélités idéologiques – ce qu’est devenu le permis de sortie - s’arrêtera pour de bon.
Cette fois-ci ils ont été plus directs : « Vous n’êtes pas autorisée à voyager » m’a dit doucement –presque aimablement- une femme vêtue de vert olive. Mes démarches pour obtenir le permis de sortie se sont conclues sans trop de délais et avec la même réponse négative. J’ai exigé de la fonctionnaire qu’elle me donne une explication mais elle n’était que le mur de soutènement entre mes exigences et ses chefs cachés.
Pourquoi ?
Je n’ai jamais été accusée devant un tribunal et cependant je suis condamnée à ne pas sortir de cette île. Cette restriction n’a été demandée par aucun juge, et je n’ai pu en faire appel devant aucun jury, car elle vient du grand accusateur –titulaire des pleins pouvoirs- rôle dans lequel s’est érigé l’Etat cubain. Ce magistrat sévère a décidé que la petite vieille assise à côté de moi dans le bureau au carrefour des rues 17 et K ne recevrait pas la « carte blanche » parce-que son fils avait « déserté » à l’occasion d’une mission médicale. Le jeune qui attendait dans un coin ne pourra pas non plus voyager car son père, grand sportif, joue aujourd’hui sous un autre drapeau. La liste des punis est si grande et pour des motifs si variés que nous pourrions fonder un groupe important des « îliens forcés de rester sur place ».
Il y a beaucoup de tristesse et d’amertume dans ses propos sur sa mère patrie ou son Etat-Papa comme elle l’appelle, beaucoup de poésie et de fantaisie aussi :
J’ai essayé pendant un court moment de voir des palais à la place des ruines, des leaders qui nous amènent à la victoire au lieu de nous conduire au bord du précipice, et des hommes hypnotisés par ma chevelure, même si je sais qu’ils me suivent pour me surveiller.
Parce que ce n’est pas cool de vivre dans la perle des Caraïbes, particulièrement si l’on a une opinion divergente de celle du pouvoir en place depuis 50 ans :
Ils ont emmené Adolfo un matin, il ya 6 ans, après avoir fouillé sa maison, comme s’il s’agissait d’un dangereux terroriste. Il n’avait ni arme, ni substances chimiques dans son pauvre logement du centre de la Havane, mais ses papiers témoignaient de beaucoup d’opinions écrites sans autorisation. Ils ont instruit son procès avec la même précipitation avec laquelle à cette même époque, ils ont fusillé trois jeunes pour avoir détourné une barque pour émigrer en Floride.
La seule bonne nouvelle dans toute cette histoire, c’est que l’on peut désormais la lire en français.
*carta blanca : Lorsqu’un Cubain souhaite sortir de son pays, il doit accomplir un certain nombre de formalités :
1. Un formulaire de demande de visa à retirer à l’Ambassade du pays où il souhaite se rendre.
2. Une photo d’identité du demandeur.
3. Un passeport valide qui se délivre à l’immigration de Marianao. Le Cubain doit remplir un formulaire et amener 2 photos d’identités + 1 timbre de 50 USD à acheter dans la Banco de Commercio y Servicio. Durée d’obtention 4 à 5 jours.
4. Un permis de sortie temporaire remis par les autorités Cubaines de l’immigration (Marianao). Celui-ci s’appelle Carte Blanche. Pour plus de rapidité, il peut aller se procurer le document notarié au Consultoria Juridica (calle 16 entre 5 y 3 Miramar). Le prix est de 140 USD, en France 200 USD. A l’acquisition de ce document, il l’apportera à l’immigration qui décidera de l’obtention de la Carta Blanca (document très important). 5. Preuve d’un emploi stable ou situation économique sûre pour le demandeur.
Donc si l’on fait les comptes, l’aspirant au voyage devra débourser 350 USD. Sachant que le salaire mensuel moyen d’un Cubain est de 13 USD…
16:14 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Anne Onyme...
Je suis tellement anonyme sur internet que même mon pseudo est presque invisible.

Non, en fait, je me la raconte.
Je ne suis pas anonyme du tout.
Si quelques gens mal intentionnés voulaient faire des recherches sur moi, ils trouveraient sans doute de quoi faire ma biographie.Ou mon àpeuprèsbiographie.
Oui, parce que dans ce que je raconte, au quotidien je me permets souvent le pipeautage organisé.
En fait, vous lecteur adoré, je vous dois la vérité.
Le temps est venu de tomber les masques...
Je suis quelqu'un de connu et ça me pèse. Aujourd'hui, j'ai envie...j'ai besoin même de vous le dire.
Je suis...
Ah...non ! Je n'y arriverai pas.
Désolée...(éE...mais peut-être que je suis un homme, allez savoir ! ou une plante verte...)*
CC
*sérieusement (presque), je suis anonyme et tiens à le rester à cause de mes élèves. Je ne tiens pas à ce qu'il sache que je suis une plante verte de gauche qui fait des blagues pourries ! et des hors sujet. (c'est moche)
07:15 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.03.2009
Liberté d'expression : citoyen(e)s exprimez vous !
Liberté d'expression, définition Wikipedia
En bloguant, j'ai choisi de ne pas me taire. Les esprits faciles railleront autant qu'ils le peuvent, les trolls de même, personne ne m'arrêtera, tant qu'il y aura des messages à faire passer, je les ferais passer, au nom de la Liberté d'expression. J'estime avoir de la chance d'être née dans le pays des Droits de l'Homme, aussi, c'est avec plaisir que je porte haut et toujours plus haut encore le message de mes amis qui dans l'ombre de la censure. je tiens à leur rendre cet hommage :
A mes amis blogueurs Tunisiens qui tentent malgré la censure de nous rejoindre.
A mes amis blogueurs Libanais comme l'Orient le jour du tac au tac.
En soutien à Manu Chao qui, pour ses propos va être expulsé du Mexique.
A Sylvie TISSOT et Delphine qui osent dénoncer les violences faites aux femmes.
A Helena Cobban qui dénonce elle aussi sur son blog les vues cyniques d'un stratège israêlien.
Qu'en est il de Kareem Amer, bloggueur égyptien, un an plus tard ?
A Stéphane Bussard, Frédéric Koller et Richard Werly qui sous le blog Les Coulisses des Droits de l'Homme, informent tout un chacun de l'actualité d'expression à travers le monde.
A Nadia Yassine qui a osé critiquer la monarchie au Maroc et qui risque entre 3 et 5 ans de prison (information donnée par Lisbeth-Anne).Cette femme née à Casablanca a 51 ans et a déjà été arrêtée pour atteinte aux "institutions sacrées de la nation".
A notre confrère média le Nouvel Obs qui diffuse toujours cette vidéo, bien que sur YouTube et Dailymotion elle soit censurée, merci au Nouvel Obs !
Les images, parfois choquantes, de ce montage ont été diffusées par le gouvernement tibétain en exil. On peut y voir des Tibétains battus par les forces de l'ordre. Et des images, particulièrement dures, d'un jeune homme apparemment torturé et qui meurt de ses blessures.
Il nous faut porter haut ces voix, ces voix qui dénoncent un sytème, ces voix qui sont là pour éclairer les citoyens sans distinction de race ou de catégorie sociale...
15:35 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté d'expression, blog, témoignages, droit de l'homme, tibet, femmes engagées, hypos, mrs clooney, nelly, cc, annieday, laure
A VOS FOULARDS les FILLES et les GARS !!!

Et le 8 mars dernier, cette photo, sur le Figaro.net m'a frappée.
Ces femmes ont voulu signifier "leur appel à plus de justice", mettre un peu de lumière sur l'ombre qu'elles sont, derrière les barreaux de cette prison de tissu.
Je me suis alors dit que nous, hommes et femmes libres, pourrions leur dire que nous savons. Qu'elles ne crient pas dans le désert. .
Alors l'idée de rassembler des photos de tous les gens qui auront envie de participer ,tête nue avec un foulard bleu clair autour du cou, pour en faire une grande photo pêle mêle, en espérant la leur faire parvenir.
Si vous êtes partants : l'adresse pour envoyer vos photos (format 800x600 px stp) :foulardsbleus(at)laposte.net
Votre avis, vos conseils sont les bienvenus. Notamment sur : "bon sang, mais comment je vais bien pouvoir m'y prendre pour faire que cette photo leur parvienne ?" Si vous connaissez un présentateur de JT, ou un rédac chef, Michel Denisot, son concierge, ou même un Président, n'hésitez pas.
Pour que ce geste symbolique soit possible, il faut aussi relayer l'opération le plus possible sur les blogs, réseaux et après des amis.
Peut être arriverons nous à un joli méli mélo de photos et ce sera déjà bien, et peut être, qui sait, un prochain 8 mars dans quelques années, cela sera devenu une habitude de porter un foulard bleu ce jour là. Pour manifester notre soutien à toutes les femmes qui souffrent de l'oppression religieuse, familiale, politique (quand ça n'est pas les 3 ou plus) partout dans le monde et aussi....chez nous.
NB : le foulard bleu clair, ça peut être un tee shirt, un pull, un tissu, juste noué autour du cou. Je suis sûre que vous ne manquez pas d'imagination.....
Voilà au final ce à quoi j'aimerai que ça ressemble (sans prétention aucune ;-)
Je compte sur vous
Bénédicte
( Les Foulard bleus pour voir les premières jolies photos)

09:28 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note






