11.05.2009

Le mois de mai...

 

Le mois de mai nous inspire ceci :

 

Au printemps on ne pense qu'à l'été, Bah by CC

Mais...mai, Nelly

Femme de mai plaît toujours, hommage à Maram Al-Masri, Le Rocrocodile

 

 

 

 

 

 

 


 

"Femme de mai plaît toujours" : hommage à Maram Al-Masri,

 

Avec le fil du temps,

elle tisse

l’histoire du rêve

et la mémoire de son attente.

 

Maille après maille

elle fait patienter

les douleurs de l’absence

et le corps dans son désir.

 

Elle écoute

la respiration de sa forêt,

la conversation des gazelles et des oiseaux

et les chuchotements

des arbres, des monts et de la plaine.

 

Elle n’entend pas

les tempêtes au-dehors,

elle ne voit pas

la neige assoupie dans son lit.

 

Elle offre

son ventre au printemps

pour qu’il y habite

et ses doigts à un arc-en-ciel

pour qu’il en émerge.





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10.05.2009

Au printemps, on ne pense qu'à l'été

Au printemps au printemps
Et mon cœur et ton cœur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps

 

On a tous au coeur de ces rengaines printanières...
On a tous au coeur un mois de mai d'amour et de soleil retrouvé.
Je suis née au mois de mai. J'ai toujours aimé ce mois qui laisse souvent ressembler le printemps à l'été.
Quand j'étais élève, j'aimais ce mois qui était presque le dernier. Le mois de juin était percé de tout côté et les conseils de classes venaient mettre un coup d'arrêt au supplice qui consiste à enfermer des enfants quand il fait beau et chaud à l'extérieur.
De nos jours, un ministre a décidé de "reconquérir le mois de juin".
Malgré cela, le bâteau est réservé, les 405 sont chargées, sur le toit, dans les coffres, tout est prêt pour partir de l'autre côté de la Méditerranée. Alors la reconquête de Darcos, les élèves ne la vivent pas avec beaucoup de souffrance...
Sauf les troisièmes qui devront tout de même passer le brevet les 30 juin et 1er juillet.
Les résultats ne seront pas brillants...
Pour en revenir au mois de mai, il est mal parti pour être social...
Dommage...
CC

08.05.2009

Mais... mai

Mai est évocateur d'époques.

Mai 68.

Mai 1945.

Fête du travail et son cortège de luttes.

6 mai 2007 arghhhh.

Et puis bien sûr 9 mai 1950 le plan Schuman : naissance d'une Europe à vocation technocrate ET POLITIQUE.

 

Mai est aussi la saison des allergies, les amis du pollen savent ce que je sous-entends.

 

Ce n'est pas vraiment l'été mais déjà le printemps laisse les bourgeons s'épanouir tout seuls et sans son aide, les manches et les jupes se raccourcir... Vague nostalgie d'après-froid qui se manifeste par la conscience du temps qui passe et par l'obligation de renaissance en cette période : à l'image de la nature, les combats actuels plongent dans l'histoire pour se recrédibiliser et prendre un nouvel élan, les étudiants et les lycéens se mettent enfin à prendre au sérieux leurs exams, les sentiments amoureux ne trouvent plus leurs justifications dans le besoin de chaleur mais la saison des mariages et des emménagements à deux est lancée, et puis zut... c'est bientôt l'été, on se prend à rêver à de nouveaux horizons à explorer pendant les vacances... si vacances il y a cette année.

 

Le risque de mai : se laisser emporter par le besoin de soleil et de retrouvailles en plein air et décrocher de la réalité pour "profiter" : du beau temps, des jours fériés, des jours qui rallongent, etc... Loin de moi d'idée de culpabiliser ces "profiteurs" car mai a au moins le mérite de nous rappeler qu'il faut prendre du temps pour soi et pour ses proches. Mais les problèmes visibles en hiver restent irrésolus... Notre énergie sera dépensée ailleurs... Car mai est aussi le mois des résignations... comme ses périodes post-électorales pour les partis qui ont perdu... début mai.

 

Apollinaire lui se résigne en mai à l'amour impossible, le temps passe avec indifférence devant les ruines de ses amours perdues, devant ses souvenirs douloureux et qui endorment tout espoir : 

 

MAI

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes.


Guillaume Apollinaire, Alcools

 

Nelly