03.04.2009
Cette semaine, place à la jeunesse !
Cette semaine, le thème, c'est la jeunesse...Nous avons décidé d'inviter pour la première fois...un homme !
Juan nous parlera donc de sa vision de la jeunesse.
La jeunesse, c'était mieux avant, CC
La jeunesse n'existe pas, Juan (notre invité de la semaine donc)
Jeunesse je ne suis plus... Le Rocrocodile kinépeuthe
Approche comparative, Laure
Enfance et jeunesse éternelle, Nelly
Pourquoi la jeunesse se soumet-elle à la réalité ? Olympe
Et sinon, t'écoutes quoi comme musique ? Mrs C.
D'autres blogueurs comme Christie et Homer se sont lancés dans l'aventure, c'est ici :
La jeunesse et les jeunes, Christie
Gerdez l'esprit jeune, Homer
Mise à jour de fin de semaine : Le président de la République et son gouvernement n’aiment pas les enfants par Hubert Montagner : chronobiologiste, docteur ès Sciences, professeur des universités en retraite, ancien directeur de recherche à l’INSERM et auteur de nombreux ouvrages : L’attachement : les débuts de la tendresse, l’arbre enfant : une nouvelle approche du développement de l’enfant, Les rythmes de l’enfant et de l’adolescent, L’enfant acteur de son développement, En finir avec l’échec à l’école, L’enfant : la vraie question de l’École, L’enfant et l’animal. Les Émotions qui libèrent l’intelligence…
15:55 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Et sinon, t'écoutes quoi comme musique ?
A peine un quart des jeunes français déclarent avoir confiance en l'avenir et 20% d'entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté,
le taux d'emploi des 16-25 ans français est l'un des plus faibles d'Europe et leur taux de chômage l'un des plus forts. (!!)
Les chiffres parlent d'eux-mêmes je crois,
la situation est grave et elle couve depuis longtemps, plus longtemps que nous ne voulons bien le reconnaître.
Pourquoi,comment en est-on arrivé là ?
(Toujours ces foutues questions)
Mes fils et leurs copains ne rêvent plus leur avenir. Ils subissent et au moindre écart, hop un coup sur la tête.
Chut, toi le jeune, pas bouger !!!
Certains choisissent la révolte, le refus et la colère, jusqu'à l'excès parfois, mais beaucoup d'entre eux,courbent l'échine et ont peur. Peur de ne pas trouver un travail, peur de ne pas se loger, peur de ne pas arriver à s'en sortir, peur de perdre leur travail, peur de ne pas payer leurs factures, peur de se faire choper en train de fumer un joint, peur de perdre des points sur leur permis, peur des flics,peur des filles, peur de boire, peur de ne pas rentrer dans le moule, peur du sida, peur peur peur.....
Repli dans les familles. Partout des interdits.
"tu crois que c'est facile, de ton temps c'était pas pareil, tu peux pas comprendre !!"
Si la mémoire (idéale) de ma jeunesse n'est pas sélective, je crois me souvenir qu'à notre époque ce mot ne faisait pas (ou très peu) parti de notre vocabulaire de jeunes adultes.
On avait pas peur....
l'avenir, le ciel bleu, la fête et l'amour devant nous.
Ou presque.
Quand j'écoute les jeunes autour de moi, j'entends beaucoup de stress, d'angoisse, de sentiment que nous, les adultes, nous ne les comprenons pas, avec comme fil rouge, la nécessité absolu pour eux de s'adapter au système, de peur (encore et toujours) d'être laissé sur le bord du chemin.
Ejecté du "système".
Dans leurs regards je guette l'envie de conquête, l'étincelle de rêve et le désir de chemin de traverse, en vain.....
Et la crise économique n'arrange rien.
Martin Hirsch, le haut-commissaire à la Jeunesse, déclare que "la jeunesse n'est pas un problème pour notre société, mais un atout. Pas une faiblesse mais une force."
Bien.
Alors pourquoi les français sont-ils devenus les plus pessimistes des jeunes Occidentaux ?
Moi qui suis nanti d'un superbe spécimen de jeune homme de 14 ans en échec scolaire, et, de ce fait, régulièrement convoquée par son collège, je sais que rien ne pourra s'améliorer pour nos jeunes sans une vraie réforme de l'école, rien.
L'école de la République doit encourager et valoriser chaque enfant en prenant en compte la diversité des personnalités et des capacitées de chacun d'entre eux.
Toute réforme profonde devra partir de là.....
" il faut qu'il comprenne que pour réussir à l'école (dans la vie ?), même si je le déplore, il doit rentrer dans les cases, sinon il ne s'en sortira pas !"
Voilà ce que me dit la principale du collège, en réponse à mes interrogations angoissées sur l' avenir scolaire de mon enfant qui ne veut pas rentrer dans les rails...
Pour lui,avec lui,je trouverai d'autres chemins que celui,l'unique, que lui propose l'école publique mais quid de tous les autres ?
De ceux qui ne peuvent pas faire autrement ?
Qui n'en ont pas les moyens ?
Edit de 15h07 : Le maire de Colmar prive de voyage scolaire des lycéens rebelles
Je ne pouvais pas trouver plus "belle" illustration de ce que je viens d'écrire.
Pan sur la tête, les élèves "rebelles".
Extrait du courrier :
«(...)dérives pas acceptables » dont se seraient rendues coupables « un groupe de lycéens relevant de [son] établissement », qui se serait « distingué par son comportement et ses slogans contre la police et le gouvernement ».
L'élu fait référence à la manifestation du 19 février, durant laquelle des lycéens de la ville ont manifesté. C'est la suite de sa lettre qui interpelle surtout :
« La collectivité ne peut rester indiférrente à ces comportements qui ont dû vous interpeller de la même façon.
Aussi dois-je vous informer que la ville de Colmar ne subventionnera plus les déplacements des groupes d'élèves du lycée Camille-Sée, pour la suite de l'année scolaire 2008/2009. »
11:28 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.04.2009
pourquoi la jeunesse se soumet-elle à la réalité ?
La mémoire n'est jamais qu'une reconstruction des faits et mes 20 ans étant assez lointain, il m'est difficile de me souvenir vraiment de ce que j'étais . Mais ce fût un bel âge.
Il me semble que le plus important pour moi était de me retrouver avec mes amis. Nous chantions « San Francisco » autour d'un feu de camp et d'une guitare, nous refaisions le monde et nous rêvions d'une communion qui durerait toute la vie, dégagée de toutes les contingences matérielles.
En même temps nous nous engagions dans des études et nous savions qu'une fois la parenthèse terminée il nous faudrait entrer dans la société. Ce n'était pas pour tout de suite, et nous ne doutions guère que, étant tout à fait géniaux nous allions réussir des choses géniales. Lesquelles ? Nous verrions bien.
En tout cas grâce à nous le monde allait changer pas boulot-métro-dodo mais des activités qui permettraient de se réaliser, pas des vacances pépères en caravane mais des aventures, moins d'injustices, pas d'importance accordé à l'argent (nous n'en avions pas beaucoup et étions très heureux) et toute la place pour l'amitié et la découverte des autres.
Quelques années plus tard , les études se terminant, le principe de réalité nous a rattrapé. Je ne m'en suis pas aperçu alors mais notre vision du monde, la mienne en tout cas, a radicalement changé. Bien sur les copains, la musique … mais le plus important était désormais de faire ses preuves. S'insérer dans une société, dans une entreprise, un emploi et montrer de quoi on était capable. Justifier qu'on avait une place dans la société, qu'on méritait l'argent gagné .
Et si il y a une chose dont la maturité m'a libérée c'est bien celle ci : l'obligation d'être quelqu'un. Plus rien à prouver à personne aujourd'hui. Je suis ce que je suis et je trace, comme je peux mais aussi comme je veux mon chemin.
21:34 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
31.03.2009
Enfance et jeunesse éternelle
Jeunesse protégée : jeunesse dorée.
Jeunesse des quartiers : jeunesse désorientée
Jeunesse des campagnes : jeunesse aérée
Jeunesse des villes : jeunesse accélérée
(...)
Jeunesse sarkozyste : jeunesse vérrouillée
La date de péremption de la jeunesse ne figure pas dans notre ADN, plutôt dans un état d'esprit et un projet de vie.
On peut suivre la norme et mener sa petite vie pépère en oubliant que plus tôt on rêvait d'être astronaute, de sauver les personnes en danger, de se transformer en héros éternel au service de ses convictions, de ses rêves.
On peut aussi subir la conjoncture et revêtir son corps des affres de la misère et des repères qui s'écroulent dans un pays dont la population évolue à deux vitesses.
On peut aussi se draper des habits de l'habitude et de la nécessité de gagner sa vie et d'une couverture servant de carapace quand on est obligé de renier ses anciennes vocations d'épanouissement.
On peut aussi tout oublier et se moquer de l'innocence et de la méconnaissance des uns et des autres, voire les mépriser, et sauter en parachute doré sur les terres brillantes et prospères de la richesse gagnée à la sueur de son culot plus que de son front.
C'est quand on aime qu'on retrouve sa jeunesse, quand on se lance dans la vie d'un autre et qu'on retrouve sa faculté de s'étonner et de se réjouir sans cesse des surprises de la providence vers lesquelles on s'avance sans crainte... C'est quand on réussit à continuer d'aimer qu'on garde en soi cette petite dose de bonheur constant et cet entrain à s'amuser avec l'autre. Des petits chagrins bien vite oubliés parce que consolés par l'autre ne troubleront pas cette jeunesse perpétuelle. Encore faut-il réussir à continuer d'aimer et d'être aimé...
S'engager dans l'action avec d'autres personnes, se laisser porter par l'élan de ceux qui ont décidé de consacrer du temps pour contruire un monde meilleur et non plus subir l'installation d'une société à deux vitesses, affronter les obstacles sur les chemins de ses valeurs violées par l'individualisme et l'égoïsme de ceux qui n'ont pas le temps, s'ouvrir aux autres, à la culture, réaliser des oeuvres qui restent, créer...
Portés par le dynamisme de ceux qui croient que c'est encore possible, ils peuvent montrer l'exemple et emmener dans la fête avec eux tous ceux qui ont juste besoin d'un seul mot pour retrouver ce chemin... Les jeunes de tout âge.
Jeunesse du coeur : jeunesse éternelle.
La jeunesse ne doit pas être l'objet de la nostalgie, mais celui d'un espoir et d'un avenir encore possible...
Et parce que la jeunesse s'inscrit dans l'enfant qui est en nous :
08:25 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.03.2009
Approche comparative
Quand je pense que c’est moi qui ai eu la bonne idée de suggérer ce thème aux copines ! Et bien voilà, maintenant, il n’y plus qu’à…
Après m’être creusé les méninges une partie de la journée, j’ai décidé d’étudier de près un échantillon de jeunesse que j’avais sous la main, petit chéri de sa mère, le dernier trop gâté qui vit encore chez Maman. Quelles sont les différences patentes entre sa jeunesse et la mienne (envolée bien que je garde beaucoup de comportements immatures).
J’ai l’âge de la révolution cubaine et j’ai grandi pendant la Guerre froide / Il est né après la chute du mur de Berlin.
J’ai besoin d’un temps d’apprentissage avec toute nouvelle technologie / Il se sert spontanément de n’importe quel nouveau gadget électronique (portable, IPod, etc.) et n’a jamais besoin de se reporter à la notice.
Le président de mon adolescence ? Valéry Giscard d’Estaing (droit de vote à 18 ans ; légalisation de l’IVG) / Le président de son adolescence ? Nicolas Sarkozy (durcissement constant de la politique pénale en direction des mineurs : possibilité d’incarcérer des enfants dès l’âge de 12 ans ; instauration de la garde à vue dès 12 ans ; contrôles judiciaires pour les enfants du même âge ; création d’un tribunal correctionnel proche de celui des majeurs pour les mineurs récidivistes de 16 ans ; fichage dans EDVIRSP de mineurs potentiellement soupçonnables de pouvoir, un jour peut-être, porter atteinte à l’ordre public…)
René Dumont me paraissait un peu illuminé quand il buvait son verre d’eau / Il est persuadé qu’en 2020 la vie sur la planète ressemblera à Soleil Vert.
Malgré toutes ces perspectives peu réjouissantes, la jeunesse reste la jeunesse, toujours prête à se marrer et cela ne l’empêche pas de faire des photos débiles avec ses potes et de s’inscrire à des groupes étranges sur facebook à l’orthographe affolante : Toi ossi tu esaies de lire le sms ke la personn akoté de toi ecri dans lbus.
21:23 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
La jeunesse, c'était mieux avant...
Ce que Darckozy veut dire...
- Jusqu'à maintenant, votre petit, aussitôt qu'il était propre, pouvait commencer sa carrière d'écolier à la maternelle. Il découvrait des notions fondamentales, à travers la manipulation, des savoirs intuitifs qui lui servirait plus tard à compter, lire ou appréhender la géométrie dans l'espace...Il découvrait les autres, aussi, il se socialisait.
- Bientôt, les enfants de moins de trois ans n'auront plus droit à ces privilèges. Des « jardins d'éveil » sont déjà en test dans plusieurs écoles : ce seront des « intervenants communaux » qui garderont vos enfants. Cela aura l'avantage de ne rien coûter à l'Etat. Ils ne seront pas formés comme des professeurs des écoles. Mais on aura fait de belles économies.
- A terme, si vous voulez que vos enfants bénéficient d'une vraie école maternelle, il faudra payer. Comme en Grande-Bretagne ou aux USA.
Jusqu'à cette année, tout le monde se plaignait des programmes trop lourd en primaire pour les 26 heures hebdomadaires de classe, pas assez centrés sur les fondamentaux. On attendait beaucoup de la nouvelle mouture des instructions officielles.
L'année prochaine, les programmes changeront. Malheureusement, sans aucune concertation avec les enseignants, les parents d'élèves ou des spécialistes sensés de l'éducation, on a fait des programmes encore plus lourds : des notions nouvelles en français, maths et histoire-géo, de l'histoire de l'art...Heureusement, on aura désormais plus que 24 heures de cours pour tout faire...Ouf !
Avec tout ça, votre enfant sera peut-être en difficulté.
- Jusqu'à maintenant, on l'aurait aidé grâce aux RASED. Des enseignants formés pour palier les difficultés des enfants auraient pris en charge vos enfants, en petit groupe, pour lui apprendre à apprendre, à mieux comprendre et à assimiler les savoirs.
- L'année prochaine, on supprimera 3000 postes de RASED. Votre enfant aura un peu d'aide, dispensé par son enseignant habituel, pas forcément formé pour ça, à raison de 2 heures par semaine saupoudré chaque jour en tout début de journée (tôt le matin) ou le soir, alors que les autres prennent leur goûter...
Jusqu'à maintenant, les écoles avaient un directeur (souvent professeur) chapeauté par le rectorat. Les directives étaient donc les mêmes partout en France, pour les programmes...Egalité...
Dès l'an prochain, les communes se verront peut-être dans l'obligation de créer un EPEP (Etablissement Public d'Enseignement Primaire) géré par la commune, qui sera indépendant de l'Education Nationale, dans lequel l'inspecteur d'académie n'aura qu'une voix consultative...Ces conseils d'EPEP remplaceront les conseils d'école et auront pouvoirs décisionnels sur les budgets...On sait que les communes sont riches à millions...Et surtout l'égalité va en prendre un coup...Migrez dans des villes riches...
Avec tout ça, il se peut que les instits de vos enfants dépriment gravement et soient en congés maladie...
- Pour l'instant, quand un instit est absent, il est remplacé par un ZIL (un remplaçant sur une Zone d'Intervention Limitée). Il était connu, sur sa zone de remplacement, il s'agissait d'un instit comme un autre, avec une vraie formation.
- Bientôt, l'Agence du Remplacement, mise en place par Darcos, pourra envoyer à vos enfants des vacataires (ayant bac +3 mais pas de formation spécifique). Les vacataires sont pratiques : ils ne peuvent faire que 200 heures par an, sont très mal payés et n'ont aucun avantage comme la retraite, la sécu ou les vacances. Et parfois ne savent pas bien écrire, mais c'est une autre histoire...Pour enseigner à des primaires, hein...
D'ailleurs, la formation des enseignants, ça ne sert à rien...
Jusqu'à maintenant, il y avait l'IUFM. Les profs y recevaient une formation pédagogique, prenaient le temps de consulter les programmes, de les comprendre, apprenaient à faire des cours.
Très bientôt, les IUFM auront disparu. Les jeunes profs seront allés à la fac puis directement devant les élèves.
Heureusement, il restera toujours des sorties sympas organisées par les profs pour que les enfants découvrent le monde...
- Jusque là, ces classes transplantées, écoles vertes ou classe de neige reposaient sur le travail supplémentaire que voulaient bien fournir les enseignants, mais aussi sur des enseignants mis à dispositions d'organisations pour mettre en place ces temps de sociabilisassions et d'ouverture sur le monde, une chance pour beaucoup d'élèves de faire des petits voyages, pour des urbains de découvrir la mer ou la campagne, pour des campagnards de monter à Paris...
- L'année prochaine, tous les enseignants mis à disposition seront retirés de ces dispositifs. Les organismes verront aussi leur budget réduit de 25 % par l'Etat.
Il était bon d'être jeune, avant...C'était bien l'école publique...
Demain, ce sera différent...
Sauf si on réagit...
07:30 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : école, réformes, darcos, services publics
Jeunesse je ne suis plus...
"La jeunesse est une douleur en manque de compréhension", Daniel Balavoine
Je n'arrive pas à suivre cette jeunesse qui ne me ressemble pas, qui ne m'a jamais ressemblé. Est ce nous adultes qui avions baissé les bras une fois passés de l'autre côté du miroir, manquant à nos obligations et nos désirs de changer quelque chose pour cette jeunesse en dérive que nous avons perçu, et pour laquelle nous n'avons rien fait pour elle, une fois otée d'elle ?
Faut il en arriver à de telles extrémités pour provoquer et se faire entendre ? Pourquoi les atorités françaises n'ont elles pas encore censurées les vidéos et chansons d'Orelsan, laissant croire à la jeunesse qu'elle peut s'ocroyer tous les pouvoirs y compris leur justice qui n'a plus de limite ?peut -on indéfiniment fermer les yeux sur leurs provocations ? N'est ce pas là le témoignage d'une jeunesse en manque de repères ? En manque de structures ?
Vous en doutez ? Ecoutez bien cette pseudo chanson vomissure et pensez aux souffrances de la jeune Sohane brûlée vive et décédée du geste fou d'un caïd ? En ne bougeant pas le petit doigt, le gouvernement et les autorités se rendent complices de ces crimes contre les femmes, les adolescentes et les petites filles.
Si jeunesse il y a, il serait temps de la reconnaître, de lui rendre ses titres de noblesse, de l'écouter, écouter leurs revendications, leurs peurs, leurs angoisses et cesser de passer à côté d'eux. La jeunesse c'est l'avenir de notre pays, et ce n'est pas avec des pseudos rappeurs psychopathes que l'avenir va s'arranger chez nous, loin de là...
Alors, entre une politique répressive créée par des Vieux contre la Jeunesse, et le gouvernement laxiste et régressiste et dont nous avons hérité que nous avons, il y a du travail et non des moindres...Il ne s'agit plus de le dire, cette vidéo de ce rappeur devrait...devrait être l'étincelle qui annonce un changement dans les mentalités.
Jeunesse réveille toi, Jeunesse tu es entendue, manifeste toi tout de suite...plus tard il sera déjà trop tard ...
07:25 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
La jeunesse n'existe pas
Confidence personnelle, j'espère vieillir depuis que je suis jeune. Une chanson de Renaud ("Cent Ans"), très tôt, m'a marquée: "J'ai cent ans et j' suis bien content. J' suis assis sur un banc. Et je regarde les contemporains." Traverser le siècle sans encombre. Chaque année passée, je me dis qu'une année est gagnée. J'attends, j'espère avoir 100 ans et toutes mes dents.
En attendant, il faut préparer notre jeunesse.
La jeunesse doit combattre. La vieillesse ne le peut plus. Quand on est vieux, on a des acquis, une famille ou un emploi à défendre. Une famille, un emploi. On pense à soi. Quand on est jeune, on devrait casser les murs, rebondir sur le combat de ses parents, défendre des libertés qu'on a perdu.
La jeunesse est l'espoir. Chaque parent devrait projeter dans ses enfants l'espoir d'une réussite plus grande, plus vaste, plus large, plus généreuse. Les parents projettent souvent leur stress avant toute chose.
La jeunesse peut être une énigme. Celle qui se dit de droite, par exemple. Entendre des jeunes défendre l'ordre établi quand ils n'en connaîssent pas les excès, les injustices ni les écarts est une surprise, une incompréhension. Celle qui casse par défoulement, par rage. Voir des jeunes détruire sans mesurer les conséquences, sans respecter l'expérience est aussi une incompréhension.
La jeunesse est une souffrance. On a peur de ne pas être à la hauteur. Des vieux vous font chier avec leurs conseils. On s'inquiète de l'avenir. Mes grands-parents ont été jeunes pendant la montée du nazisme. Qui n'a pas été jeune pendant une crise ? On enrage parfois d'incompréhension.
La jeunesse devrait se soumettre. Les vieux confondent apprentissage et abdication. Elle doit conquérir son bonheur au prix d'une soumission aux règles établies. On lui apprend que la loi libère, que l'ordre est indispensable à la bonne société. A mon premier emploi, je me suis demandé pourquoi je devais obéir. C'est vrai, pourquoi ?
Pour un vieux comme moi, la jeunesse est mon avenir. D'elle peut venir l'embrasement, la révolte, la colère. Les vieux ont appris le compromis. En Sarkofrance, la jeunesse a tout pour crier. Le chômage frappe d'abord les jeunes. Un jeune sur 5 est sans emploi. Depuis 7 ans, elle subit. On parle de "jeunes délinquants", on lui interdit l'alcool, la drogue, le sexe, le permis de conduire.
En vieillissant, je n'ai appris qu'une chose : la jeunesse n'existe pas, sauf chez ceux qui sont nés vieux.
07:16 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : juan, sarkofrance, femmes engagées




