25.04.2009

Les Elections européennes

Les Elections européennes nous parlent, un peu, beaucoup...



Et bien moi j'irai voter, Nelly

Je voterai pour Obama ou rienLe Rococrocodile kinépeuthe

J'irai, CC

Têtue, limite enragée Laure

J'irai parceque c'est la seule chose que je puisse faire Olympe



Illustration de Florian Roulies

(avec son aimable autorisation)

greves-3-04c1f-efdc4.jpg

J'irai parceque c'est la seule chose que je puisse faire

Tous ceux qui connaissent le fonctionnement des institutions de l'UE par coeur peuvent s'épargner la lecture de ce billet, mais je trouve utile de mettre les choses en perspectives.

L'ensemble des infos viennent du site de la Commission

Une décision prise au niveau de l’Union européenne implique plusieurs institutions européennes, en particulier:

  • la Commission européenne. Cette institution est politiquement indépendante des gouvernements nationaux, elle représente et défend les intérêts de l’UE dans son ensemble. Elle élabore les propositions de nouvelles lois européennes, qu’elle soumet au Parlement européen et au Conseil. C’est également le bras exécutif de l’Union. La Commission est chargée de la gestion quotidienne de l’Union européenne, c’est-à-dire de la mise en œuvre des politiques communes et des programmes communautaires; elle exécute le budget et dépense l’argent de l’UE

  • le Parlement européen est élu par les citoyens de l’Union européenne et ses membres, les députés européens, représentent leurs intérêts.

  • le Conseil de l’Union européenne, c'est le principal organe de décision de l’UE. Il représente les États membres de l’UE, et un ministre issu de chaque gouvernement national participe à ses réunions.

     

De manière générale, la Commission européenne propose la nouvelle législation, mais l’adoption des actes législatifs incombe au Conseil et au Parlement. Dans certains cas, le Conseil peut agir seul.

Les décisions peuvent être prises selon 3 procédures : « la consultation », « l’avis conforme » et « la codécision »

1. La codécision

C’est aujourd’hui le mode décisionnel le plus courant. Dans la procédure de codécision, le Parlement ne se contente plus de donner son avis: il partage véritablement le pouvoir législatif avec le Conseil, sur une base de stricte égalité.

Haut de la page2. L’avis conforme

La procédure d’avis conforme signifie que le Conseil doit obtenir l’avis conforme du Parlement européen avant d’arrêter certaines décisions primordiales.

La procédure est la même que pour la consultation, à la seule différence que le Parlement ne peut pas amender la proposition; il doit l’accepter ou la rejeter en bloc. L’acceptation (« avis conforme ») requiert la majorité absolue des voix exprimées.

La procédure d’avis conforme est principalement employée pour les accords avec d’autres pays, y compris les accords qui permettent à de nouveaux pays d’adhérer à l’Union européenne.

3. La consultation

La procédure de consultation est utilisée dans des domaines tels que l’agriculture, la fiscalité et la concurrence. À partir d’une proposition de la Commission, le Conseil consulte le Parlement ainsi que le Comité économique et social européen (CESE) et le Comité des régions (CdR).

Le Parlement peut:

  • approuver la proposition de la Commission,

  • la rejeter,

  • demander des amendements.

Si le Parlement demande des amendements, la Commission examine l’ensemble de ceux-ci et si elle en accepte certains (dans le texte ou dans l’esprit), elle transmet ensuite une proposition modifiée au Conseil.

Le Conseil examine la proposition modifiée puis l’adopte dans la formulation proposée ou y apporte de nouveaux amendements. Dans cette procédure, comme dans toutes les autres, si le Conseil modifie une proposition de la Commission, il doit le faire à l’unanimité.

europe.jpg

La commission a un pouvoir important, notamment parcequ'elle dispose des services d'une administration (une bureaucratie?) conséquente. J'ai bien compris lorsqu'a été discutée la fameuse directive Bolkenstein que cette Commission présidée par le très libéral José Barroso était davantage attachée à la libre circulation des marchandises et des travailleurs qu'à la protection sociale et à la qualité de vie des citoyens. Cette directive aurait pu être adoptée si le conseil et le parlement ne l'avaient pas considérablement modifiée.

Par ailleurs le Parlement intervient dans la nomination du Président de la commission puisqu'une nouvelle Commission est désignée tous les cinq ans, dans les six mois qui suivent les élections du Parlement européen. La procédure est la suivante:

  • Les gouvernements des États membres s’accordent sur la personne à désigner à la présidence de la Commission.
  • Le président désigné de la Commission est approuvé par le Parlement.
  • Le président désigné de la Commission choisit les autres membres de la Commission en concertation avec les gouvernements des États membres.
  • Le Conseil adopte la liste des candidats à la majorité qualifiée, puis la soumet à l’approbation du Parlement européen.
  • Chaque candidat passe un entretien devant le Parlement, qui rend ensuite un avis sur l’ensemble du collège.
  • À l’issue du vote d’approbation du Parlement, la nouvelle Commission est désignée officiellement par le Conseil qui statue à la majorité qualifiée.

 


Aujourd'hui je n'ai aucune confiance en les ministres qui représentent la France au conseil de l'UE, la seule influence que je puisse avoir consiste à permettre l'élection de représentants qui défendront la vision de l'Europe la plus proche de celle qui est la mienne.

 

Olympe

 

 

 

24.04.2009

Têtue, limite enragée

Je suis une française rare, une européenne rare, puisque je me sens concernée par ce débat des élections du 7 juin. Je ne suis pas une euro-béate, je vois bien tous les défauts du « machin ». Je suis même capable parfois de tenir des discours très limites, poujadistes, à propos de nos hommes et femmes politiques. Je ne leur accorde pas ma confiance.

J’ai beau avoir voté oui au référendum, j’ai trouvé ça moyen, cette manière de contourner la volonté du peuple ensuite.

Mais, au fur et à mesure que cette échéance électorale approche, la rage me saisit quand j’entends des discours d’abstention. Alors quoi ? Les citoyens abdiquent ? Définitivement ? On se contente de faire mumuse, sur nos blogs, à se raconter des conneries entre nous, des bonnes blagues ? T’as vu comme la Rachida elle était nulle ? Et dans moins d’une semaine, c’est quoi le buzz ? Le classement wikio ?

Et puis c’est vrai que c’est compliqué le fonctionnement de l’Europe, cela demande des efforts, faut se concentrer pour en comprendre les rouages, faut aligner au moins deux neurones. Heureusement, je ne suis pas toute seulette à vouloir continuer à croire que la démocratie n’est pas un vain mot si l’on décide de s’en saisir. Alors avec quelques-uns du côté de chez moi, on s’est alliés pour plancher ensemble sur l’Europe. Et plus ça va, plus j’en découvre un peu partout ailleurs, des citoyens qui ont décidé de se saisir du débat.

Au fait, je n’ai pas de soupe à vous vendre, d’un parti ou d’un autre. Je voterai le 7 juin pour envoyer à Bruxelles une candidate qui ne cumulera pas, qui s’investira dans le job. Je dis une parce que mon cœur balance entre deux femmes, donc deux listes. Elles n’appartiennent pas à une de ces formations hégémoniques qui tentent de vous faire croire que le débat est national, qu’au parlement le bi-partisme règnerait comme à Paris, qu’il se dégagera une majorité. Parce que ceux-là vous mentent et se contentent de vous refourguer leurs apparatchiks.

Alors vous avez le droit de vous faire entuber, la meilleure manière, c’est encore en restant chez vous. Mais dans ce cas-là, faut arrêter de pleurnicher que Sarkozy il est trop méchant, que la globalisation c’est mal, et pis tout ça… Faut juste acheter un tube de vaseline et la fermer !

Laure

J'irai

Parce que le bureau de vote est dans le quartier, parce qu'il fera beau, parce que ça me fera une sortie, parce que j'en profiterai pour aller au marché, pour sourire aux petits vieux qui ne voteront sans doute pas comme moi, pour constater que mes élèves, le dimanche matin, ne font pas leurs devoirs, mais du vélo et du foot...

J'irai voter, le 7 juin, parce que c'est une habitude que j'ai prise : je vote toujours. La démocratie nous offre gratuitement ce que la Star Ac nous fait payer, finalement, alors ça vaut le coup...

Et puis comme il fera beau et que les oiseaux chanteront, je voterai pour les Verts. Ou pas. On a bien le temps de voir, d'ici là...

CC

Je voterai pour Obama ou rien

obama_yes_we_can.jpgD'ordinaire, à quelques mois des élections, les partis poltiques inondent leurs militants de notes, livrets en tout genre, pin's, badges, réunions, colloques, conférences...nan cette année, c'est la crise.Réduction des coûts, les caisses sont vides au PS, à Toulouse, je ne vois toujours rien venir, le ciel toujours rougeoit sur la ville rose, il n'est pas pour moi.

Si je ne suivais ni les Left_Blogs ni mes collègues blogueuses de Femmes Engagées, ce n'est pas ma culture télévisuelle actuelle, ni ma lecture diagonale des médias qui m'initieraient aux élections européennes qui se déroulent quand déjà ? (Début juin me dit on dans l'oreillette, oups).

Pour la première fois de ma vie, je ne me sens aucunement concernée par ces élections, pour ces raisons ci :

- Militante du PS, je n'ai reçu aucune convocation à des réunions de préparation ni ait été approchée, moi petite militante à 20€, ma voix ne compte pas; ça me rassure sur la nature humaine et à fortiori sur ma notoriété au sein du PS, je sais qu'ils ne m'oublieront pas pour me demander de payer la prochaine cotisation. Hé hé hé.

 

Ben désolée, en juin, je voterai pour...Obama sinon rien.

Oups, j'ai déclenché la fureur, j'assume. Je ne me sens pas concernée par ces élections, car, je n'ai pas été impliquée. A aucun moment je n'ai été sollicitée, le PS depuis qu'Aubry est au perchoir, c'est du déjà vu, déjà maché, digéré, vomi, je passe. Je circule, au PS y a rien à voir. On fait du neuf avec du vieux, c'est nouveau ça vient de sortir, ça fait 30 ans que ça dure, à droite comme à gauche, je suis blasée.

Début juin je fais quoi déjà ? Je bosse sur mon mémoire, et oui, sur mon projet de structure d'accueil pour la scolarité à distance des enfants handicapés, oups de vilains petits mots pour des hauts fonctionnaires ayant décroché avec les réalités du terrain, plus soucieux de cumuler des mandats, des postes de pouvoir au désarroi des milliers de français qui, perdent actuellement leur emploi, fin de glouâââre pour des centaines de milliers d'ouvriers techniciens et cadres se croyant à l'abri derrière un CDI, lachés de toute part par les politiques. Qui s'intéresse à ces enfanst et adolescents qui ne peuvent suivre leur cours et suivre leurs soins quotidiens, que faire ? Leur faire arrêter les études ou bien les soins ? Qui s'occupe de ces gamins qui ne rentrent pas dans les cases des projets gouvernementaux ?

Comment voulez vous que je cautionne celà, pourquoi irais-je voter pour des politiciens qui ne prennent pas la peine d'aller sur le terrain vérifier ce que les citoyens lambda vivent ? Oui, j'assume, je ferai partie des 56.7% de français qui voteront blanc, noir, qui iront conter fleurette avec leurs mômes ces week end là au bord de la mer, près des lacs, près de la nature. J'assume et je l'écris.

Qu'on ne vienne pas ma parler des lendemains qui chantent, ça me chante dans l'action, la théorie et le bla bla bla je le leur laisse, moi, j'agis. Yès we can, nous pouvons nous opposer à nos gouvernants ainsi, j'entends mes collègues blogueurs bondir déjà : non, il n'est pas irresponsable de montrer à nos gouvernants qu'on se fout comme de nos bretelles de leur politique de m...., rien ne sert de faire grève vous ne serez pas entendus, votons blanc opposons nous à leurs modes de fonctionnement, qu'est ce qu'une démocratie ? Le peuple gouverne ? Ah oui, Où ça ?

Pourquoi parler d'Obama ? Il fait ce qu'il dit lui, sans fracturer et démonter un pays. Si on devait comparer son karma à celui de Sarkozy...oups mes ami(e)s, Sarkozy a encore bien du chemin avant d'arriver à la cheville d'Obama.

Vidéos repérées sur "V pour vidéos"

Et bien moi, j'irai voter

Comme Rachida Dati, j'aime la vie, j'aime rire... A la différence de Rachida, j'aime l'Europe, j'aime la vie européenne et j'aimerais rire avec les Européens.

Qu'est-ce qu'on pourrait donner à l'Europe pour qu'elle ait de quoi s'occuper (et de quoi occuper Rachida prochainement, et tous les autres députés)?

 

Je n'avais jamais entendu parler d'Europe avant 1998, lorsque je décidai assez soudainement de suivre un programme Erasmus et de partir en Allemagne, arrivant sur place le jour de l'élection de Gerhard Schröder, et repartant deux ans plus tard, un carnet d'adresses rempli des coordonnées de mes nouveaux amis allemands, espagnols, anglais, portugais, italien, suédois, etc etc... Les soirées "tandem party" nous ont permis de nous connaître, et puis les bars, les colocs et accessoirement les études... C'est par l'humain et le concret que j'ai appris à regarder un peu plus loin que ce que mes yeux bien franchouillards rétrecisseurs d'espace et d'horizon me permettaient d'appréhender directement...

 

Et puis après on continue et on s'ouvre davantage à l'actualité.

 

Et puis surtout la France de Chirac, celle de Sarko et même la virtuelle France de Ségo m'effraient, et ce sont ces France-là qui sont portées par les médias et par tous ceux qui voudraient construire notre avenir : cette vision d'un pays replié sur lui-même, l'individualisme concentré sur son pouvoir d'achat, la crainte de l'autre et surtout de l'externe, la haine de ce qui n'est pas dans son camp... On continue de monter des catégories de personnes les unes contre les autres et après c'est le dernier qui a parlé qui a raison, celui qui a parlé le plus fort... parce que c'est vers lui que les micros voyeurs et tracteurs d'audience se sont tournés...

 

 

Et là plus loin et pas si loin que ça, on a l'Europe, concept qui semble un peu abstrait qui regroupe des pays et des intérêts... On oublie que ces pays sont les nôtres et que ces intérêts pourraient être aussi les nôtres... pas au sens des intérêts immédiats sur lesquels repose notre soif de consommer. Il s'agit plutôt d'un intérêt qui transcende largement la somme de nos intérêts, celui qui définit la culture d'un peuple, uni dans la diversité, la pluralité, et un destin commun, celui d'une société dans laquelle règne la paix mais aussi les réponses à une mondialisation galopante qui oublie trop de monde sur son passage et qui mérite qu'on lui donne une autre direction, celle d'un véritable pacte d'avenir fondé sur la solidarité, et le "mieux-vivre"... (rien à voir avec le "plus" de tous les messieurs et mesdames Plus de France).

 

Saurons-nous comme le demandait Daniel Riot "pousser l'Europe politique jusqu'à son seuil d'irréversibilité et donner à l'Europe ce qui lui manque le plus : les moyens de ses ambitions?" (L'europe cette emmerdeuse, dans la "lettre ouverte à Sarkozy").

Il n'en tient qu'à nous : ouvrir nos yeux et notre esprit dans un autre espace temps... mais seuls nous n'y parviendrons pas; nous avons besoin de nos journalistes et de ceux qui tiennent le rôle de nos représentants... (encore des figurants pour beaucoup). Nous avons besoin de choisir ceux qui porteront notre voix dans l'hémicycle qui trace le chemin de l'Europe, un hémicycle composé non pas de clans qui pensent aux prochaines élections, mais d'individus qui travaillent ensemble pour faire avancer leurs projets d'avenir commun et partagé.

 

 

Les élections au Parlement européen auront lieu entre le 4 et 7 juin 2009 dans les 27 pays de l’Union européenne ; les citoyens européens sont appelés à désigner celles et ceux qui les représenteront à Strasbourg jusqu’à juin 2014.

Pour aller plus loin, le site de la Fondation Robert Schuman : http://www.elections-europeennes.org/ qui vous permettra d'appréhender une vision plus concrète de VOTRE AVENIR, le nôtre, que nous soyons à l'Ouest ou à l'Est...

 

Choisir un projet de société, c'est permettre à notre destin de prendre un autre visage, et notre destin c'est notre vie en famille, notre vie sociale, notre emploi, et c'est le monde de nos enfants aussi; et parce que ce ne sont pas que des mots, nous voterons...

Nelly