03.05.2009
La proposition ou cause qui nous émeut
Nous exposons ici, la proposition ou la cause que nous défendons cette semaine :
France, pays des Droits de l'Homme, que fais-tu des sans papiers sur ton sol ? Le Rocrocodile
La semaine de l'emploi... et de la formation Nelly
Homophobie, CC

Illustration de Florian Roulies
Autorisation de publication
22:10 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : proposition, cause, politique, gouvernement, santé, sans papiers, immigration, hadopi, handicap
Homophobie
Lu sur un blog à la con : "c’est même parce que l’enfant à droit à la vie et à un père et une mère que nous n’accepterons jamais l’avortement, le “mariage” homo ou l’adoption par des paires d’homosexuels…"
Moi qui rencontre assez souvent des parents - hétéros - je me demande comment on peut accorder la vie d'un enfant à la garde de parents alcooliques, violents, idiots, fascistes, drogués...
Et puis je me rends compte que ces enfants-là...même ces enfants là sont des enfants qui grandissent, qui apprenent et qui deviennent des gens bien.
Parfois, je rencontre aussi des parents équilibrés. Bien sous tous rapports, propres sur eux, mariés en bonne et due forme...Et dont les enfants sont des infectes cancres totalement associables...
Les parents et les enfants, l'éducation, tout ça...ça n'est pas grand chose. Les enfants sont ce qu'ils sont et deviennent ce qu'ils doivent...
Lu dans le Figaro cette semaine : la recrudescence des actes a caractère homophobes chez les mineurs est plus qu'inquiétante...
Et "la circulaire prévoyant la rentrée 2009 pointait la nécessité de lutter contre l’homophobie, l’engagement de distribuer du matériel de prévention (brochures, affiches) dans les lycées au cours du premier trimestre de l’année scolaire n’a pas été tenu, et ne l’est toujours pas au début du troisième"
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30.04.2009
La semaine de l'emploi... et de la formation
En marge de la préparation de la grosse journée intersyndicale du 1er mai, le Conseil des Ministres se mobilisait aussi cette semaine sur le sujet de l'emploi :
à l'ordre du jour, hier, l'examen du projet de loi sur la formation professionnelle. projet_de_loi_FORMATION.doc
Au-delà de la suspicion qui naît du fait que les pouvoirs publics souhaitent que la loi soit adoptée très très rapidement, et ce avant l'été, au-delà également du mécontentement des partenaires sociaux qui attendent des réponses à leurs questions relatives aux financements et à la refonte des OPCA, au-delà de l'avis consultatif négatif rendu par le CNFPTLV (Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie), interrogeons-nous sur des attentes, sur du sens de l'action de formation.
Le 10 juillet 2008, le "Groupe multipartite sur la formation professionnelle" présentait son rapport au gouvernement et préconisait trois grandes orientations :
- ne pas considérer cette réforme comme une fin en soi mais l'envisager en perspective avec la question de l'efficacité de la formation initiale, et dans une collaboration avec le service public de l'emploi et l'assurance chômage.
- faciliter l'accès vers les programmes de formation au public qui en a le plus besoin, ce qui nécessite aussi de réfléchir à sa visibilité, et à une communication et un accompagnemen adéquat.
- passer d'une approche par "statut" à une véritable approche ciblée sur la sécurisation des parcours individuels, afin de travailler conjointement pour la compétitivité des entreprises et la promotion sociale en même temps que sur le parcours des individus, à long terme.
Le débat sera très technique, si en tout cas nos parlementaires s'y intéressent, (...), car à la lecture de ce projet de loi, il apparait clairement que l'accent est mis sur la gestion des financements avant tout, et laisse la question des parcours professionnels au second plan. Même si on ne peut nier que des fonds ont été gaspillés, l'objectif d'une réforme d'avenir sur la formation doit s'inscrire dans une perspective dynamique pour nos entreprises, nos organisations et bien sûr toutes les personnes concernées.
Les questions ouvertes aujourd'hui sans entrer trop dans le détail :
- pour aider les publics les plus en difficulté, on crée un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels destiné à former "500 000 salariés peu qualifiés et 200 000 demandeurs d'emploi supplémentaires" : la volonté est louable mais :
- quid du financement? (tout n'est pas encore très clair).
- Et surtout : quid de l'accompagnement à l'heure où le pôle Emploi subit des difficultés pour accomplir ses missions quotidiennes?
- quid des choix dans les actions de formation? Doit-on seulement adapter une "main d'oeuvre" aux besoins du marché (qui est si fluctuant...) ou définit-on un parcours professionnel adapté aux personnes (comme cela se fait en Europe de l'Est, en accord avec la stratégie de Lisbonne)?
En attendant les débats qui risquent de n'avoir que peu d'échos bien qu'il s'agisse d'un thème essentiel et déterminant vis à vis de l'avenir des emplois, je vous laisse découvrir ce projet de loi.
Des amendements seront rédigés.
Le RSA a montré ses limites et ses faiblesses (cf article précédent), puisque lorsqu'on aborde des mesures de manière trop isolée sans les replacer dans le contexte global de l'évolution de l'emploi et de sa gestion à long terme, on aboutit à des solutions à court terme qui ne fonctionnent pas en période de crise. On oublie encore les personnes au profit d'apparences d'avancées qui servent surtout à modifier les statistiques du chômage.
La réforme de la santé se définit par rapport avant tout à la gestion des budgets : le budget ne peut être prioritaire dans la santé publique puisqu'il s'agit de personnes.
La formation doit surtout être une affaire personnelle également, il s'agit d'un parcours à long terme et il démarre... à l'école et se poursuit tout au long de la vie. Il faut certes intégrer les acteurs publics dans les processus de la réforme, mais aussi... les DRH et l'Education Nationale. Sinon...
A suivre!
22:12 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : formation professionnelle, emploi, politique
France, pays des Droits de l'Homme, que fais tu des sans papiers sur ton sol ?


13:24 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers, cra, politique, gouvernement, immigration, droits de l'homme
04.03.2009
Au sommaire cette semaine
Cette semaine, chacune d’entre nous publie un article sur : "Ces causes qui mobilisent ".
A lire :
- Mobilisations citoyennes, Sarkozy n'en a cure ! par HYPOS
- Planquez ce conflit que je ne saurais voir... par CC
- Combats d'enfants, combats de parents : vous êtes entendus ! par M, Le Rocrocodile kinépeuthe
- Ecrans de fumée ou comment préparer la privatisation de l'Hôpital public par Annnieday
- Le fou est un être humain par La femme de G.
- L'histoire sans fin par Laure
- Ma cause : liberté de la presse et soutien des journalistes par Nelly Margotton

13:15 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ma cause : liberté de la presse et soutien des journalistes
Le sujet des causes qui mobilisent est très vaste et j'avoue être embarrassée depuis quelques jours à devoir choisir celle qui me touche le plus et dont je voudrais partager les problématiques...
Une cause, on s'en empare, on la fait sienne, et une fois qu'on se l'est bien appropriée parce qu'elle répond à un élan du coeur et à un écho de l'intelligence qui refuse et qui imagine le mieux, alors on y consacre son temps, son énergie, sa vie, chacun à la mesure de ce qu'il peut.
Maladies, sans-abris, actions humanitaires, projets de développement économiques, ... le terrain est vaste.
Vaste mais souvent aphone... Parce que non relayé, parce que générateur de peu d'audience. Une cause doit avoir sa journée et puis... on n'en parle plus.
La cause que je souhaite donc défendre aujourd'hui sur cette page est celle du discours de vérité et de transparence... En période de crise on n'est plus que jamais dans l'attente de solutions miracles, d'hommes providentiels, de promesses et d'espoirs, particulièrement les plus touchés, des plus démunis à ceux qui cherchent à sauver leur entreprise... et tout peut passer, du plus gros mensonge au plus sournois. Les discours de culpabilisation pour désigner des responsables qui en réalité subissent tout autant que les autres (les personnes d'origine étrangère, les chômeurs de longue durée, les parents homosexuels, ...), les recommandations en terme d'austérité ou de frugalité qui deviennent des justifications pour couper les aides des plus démunis afin de les fragiliser davantage et de créer un système d'inéquité...
A qui doit revenir ce discours de vérité?
Si on ne peut pas faire confiance (encore...) aux politiques pour ce type de démarche, il faut aller chercher ailleurs. Auprès d'acteurs qui sont proches de la population. Les journalistes par exemple, qui lorsqu'ils sont :
libres d'approfondir un travail d'investigation,
libres de le diffuser en protégeant leurs sources,
libres d'expliquer, d'illustrer, de montrer... ,
libres de s'exprimer, et par tous les biais.... expriment leur devoir d'éducation de la conscience collective et réveillent la soif de comprendre.
La responsabilité des journalistes est immense et leur indépendance est primordiale pour que leur travail ne se réduise pas à de la marchandisation de "scoops" et d'"infos exclusives "qui n'ont d'autre but que de divertir ou d'occuper les conversations pour mieux faire passer les mesures mensongères... La responsabilité des journalistes ne doit pas s'arrêter aux élites qui ont les moyens de se payer un abonnement à Mediapart, à la moitié de la population qui possède Internet et a la possibilité d'aller creuser les infos si elle a du temps (de cerveau disponible...)...
La responsabilité des journalistes est aussi d'éviter des prises en main externes de la part de ceux pour qui l'information n'est pas prioritaire.
Et nous pourrons ainsi mieux comprendre les enjeux de la crise et des plans de relance, des besoins et des attentes des chercheurs et parallèlement de leurs apports dans la dynamique de l'économie, des risques de la réforme santé dans sa globalité, des besoins en action partout et en tout lieu...
Mais la presse est en crise, les journalistes ont du mal à faire leur travail, et comme ils sont à la base du fonctionnement de notre démocratie, nous devons les défendre, les soutenir, leur faire confiance... quand ils sont engagés dans leur métier, dans leur vocation.
« La souveraineté est l'âme du pays. Elle se manifeste sous deux formes : d'une main, elle écrit, c'est la liberté de la presse ; de l'autre, elle vote, c'est le suffrage universel ». La presse est « une formidable locomotive de la pensée universelle ». Victor Hugo, Discours du 9 juillet 1850
Daniel Riot, grand admirateur de Victor Hugo, qui était de ces journalistes empreints de cette exigence de vérité prônait pour les plus ambitieux un "journalisme transcendantal", et a déclaré à ce titre : "Ma philosophie c'est celle d'un journalisme transcendantal tel que le rêvait Maurice Clavel. En sachant mettre les faits en perspective, en tenant compte de ce qui est hors texte et hors cadre. En décryptant les images, en décodant les propos. En n'oubliant pas que le présent n'existe que parce qu'il y a un passé et un futur. En résistant à l'air du temps, aux opinions dominantes mais versatiles, aux modes qui se démodent. Mon journalisme est celui d'un témoin guidé par l'obsession de « questionner la question » pour approcher le plus possible l'emmerderesse des emmerderesses : la vérité. Inaccessible. Celle qui même toute nue reste voilée. Inviolable. Impénétrable." (source : ici)
13:09 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.03.2009
L’histoire sans fin
Plogoff, Creys-Malvile, Superphénix, EPR, ça vous dit quelque chose ? Petit tour dans l’histoire des luttes anti-nucléaires en France… La mobilisation contre le nucléaire démarre au lendemain de la seconde guerre mondiale et du lancement des deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. A cette période et jusqu’au années 60, ce mouvement est avant tout un mouvement pacifiste. C’est à partir des années 70 et avec le développement du nucléaire civil que les préoccupations environnementales prennent une importance croissante. Première manifestation de 1 500 personnes contre la centrale de Fessenheim en avril 71. En juillet 71, une marche pacifique réunit 15 000 manifestants à la centrale de Bugey.
Superphénix
Le projet de la centrale de Superphénix est le fruit d'une collaboration internationale française (51%), italienne (33%) et allemande (16%). À l'origine, un réacteur devait être construit dans chaque pays partenaire mais seul Superphénix a vu le jour.
En juillet 76, 20 000 personnes viennent pour un sit-in pacifique à Creys-Malville contre l’implantation du Superphénix :
"Malville. porte de la mort", "Mort au Phénix", "Nous voulons vivre ", peut-on lire sur les banderoles des manifestants antinucléaires qui sillonnent la plane campagne de Creys-Malville en ce début de juillet 1976. Cette petite commune agricole de 400 habitants devient en quelques jours le théâtre d'un rassemblement spectaculaire. Entre 10 et 20 000 manifestants venus de tout l'Hexagone (…) Les habitants, agriculteurs pour la plupart, regardent passer, incrédules, ces "chevelus", l'oeil inquiet pour les moissons qui risquent de prendre du retard. Surpris aussi, et quelquefois curieux, devant tous ces journalistes, micros et objectifs pointés vers l'événement qui s'empressent de les questionner. La plupart ne savent pas ce que "surgénérateur" signifie ... un projet EDF, sûrement. Des emplois, peut-être ...
Le 31 juillet 1977 au cours d'une manifestation contre Superphénix à Creys-Malville, un homme, Vital Michalon meurt lors des affrontements avec les forces de l’ordre :
Le 31 juillet 1977, la violence fait basculer dans le cauchemar un rassemblement qui se voulait " pacifique et non-violent ". (…) Le 31 juillet 1977. la non-violence a échoué. Le bilan est lourd. Trop lourd. " Un mort et une centaine de blessés", comptabilise Le Monde. Vital Michalon, ce jeune homme de 31 ans, originaire de Die, adepte de la non-violence, est mort parce qu'il manifestait son opposition à Superphénix... assis. "Crise cardiaque" annonce immédiatement le préfet de Isère, René Jannin, repris le soir même sans plus de réserves par le 20 h d'Antenne 2. L'autopsie conclut finalement à une mort causée par des "lésions pulmonaires du type de celles que l'on retrouve lors d'une explosion". En d'autres termes, causées par le souffle d'une grenade offensive.
Tous ces événements n’empêcheront pas le Superphénix de commencer à produire de l’électricité à la fin de 1985. Le 8 mars 1987, une avarie sur le barillet heureusement sans conséquences radiologiques sur l'environnement pour les Européens entraîne une mise à l'arrêt de la centrale pendant près de deux ans.
Des péripéties qui ne dissuadent pas le Gouvernement français d'envisager dès l'automne 1993 le redémarrage du SuperPhénix. En huit ans et demi, la centrale n'a fonctionné que six mois, performance modeste qui, ajoutée au changement d'affectation du réacteur, lequel avait déjà coûté plus de quarante milliards de francs français, commencent à inquiéter certains des partenaires étrangers de la NERSA, à savoir les Allemands, les Belges et les Néerlandais, les Italiens paraissant moins inquiets de l'aspect budgétivore de l'entreprise. Néanmoins, à l’été 1994, le Premier ministre Edouard Balladur signe les décrets autorisant ledit démarrage.
En 1997, le 19 juin, Lionel Jospin, premier ministre de la "gauche plurielle" annonce l’arrêt définitif de SuperPhénix. Habilement présentée comme une concession à Dominique Voynet, ministre de l’Ecologie, et à ses alliés Verts, cette décision permet d’une pierre trois coups : d’enrayer une hémorragie financière ; de flatter les dirigeants Verts et leur séquelle en leur faisant croire à leur importance ; de détourner sur eux l’ire de tous les électro-poujadistes d’EDF, du CEA, et des entreprises sous-traitantes, syndicats et partis confondus, du PC au Front National.
Epilogue (ou presque pas tout à fait) : Trente ans plus tard, la défaite continue. SuperPhénix, outre de multiples ravages et un sacrifice humain, aura coûté 10 ans de construction et 25 ans de déconstruction pour 53 mois de fonctionnement entre 1986 et 1996. Cependant les 9 ou 10 milliards d’euros engloutis dans cette pyramide éphémère n’auront pas été dépensés en vain. Ils auront alimenté le comité d’entreprise d’EDF, financé des emplois, des taxes professionnelles, la croissance, le Produit National Brut. (…) Mais l’héritage de SuperPhénix ne se borne pas à une poignée de cours de tennis et de salles polyvalentes dans le canton de Morestel.
Au terme de sa déconstruction, le surgénérateur mort-né laissera un tas de 70 000 mètres cube de béton pétris de 5500 tonnes de sodium. Seul moyen de neutraliser une substance spontanément inflammable à l’air libre. Et une piscine de 14 tonnes de plutonium, produit ultra-toxique et radioactif de la réaction nucléaire. L’inhalation d’un milligramme de plutonium suffit à provoquer un cancer et sa période de demi-vie est de 24 000 ans.
Le véritable héritage de SuperPhénix c’est la nécessité de conserver un corps de spécialistes et de militaires pour surveiller et traiter ces déchets, et ceux de toutes les autres centrales, pendant des milliers d’années. C’est-à-dire, peu ou prou, un appareil d’Etat.
Plogoff
En 1975, un accord de principe est pris entre les conseils généraux et le Conseil économique et social pour la construction d'une centrale nucléaire en Bretagne. Le site de Plogoff est retenu par le Conseil économique et social et le conseil général du Finistère en septembre 1978. Le 30 janvier 1980, les dossiers pour l'enquête d'utilité publique sont réceptionnés à la mairie de Plogoff, devant laquelle ils sont brûlés l'après-midi même. Le 31 janvier 1980, l'enquête d'utilité publique débute à Plogoff, elle est assurée dans des camionnettes faisant office de mairies annexes. Des manifestations violentes ont lieu. En mars, 50 000 personnes manifestent à l'occasion de la clôture de l'enquête d'utilité publique. Le 24 mai, 100 à 150 000 manifestants fêtent la fin de la procédure, 50 à 60 000 restent pour le fest-noz qui clôture la fête.
Le 10 mai 1981, François Mitterrand élu Président de la République décide l'abandon du projet. La mobilisation populaire que ce projet a déclenchée et les manifestations ont abouti à son abandon. Pour l’une des premières fois, les habitants d’une petite commune ont réussi à faire plier un projet d’aménagement “d’intérêt général” porté par l’État.
Maigre lot de consolation quand on observe ce qui se passe chez nos voisins européens :
La sortie du nucléaire civil est mise en place en Autriche (1978), Suède (1980), Italie (1987), Belgique (1999) et Allemagne (2000), et elle a été discutée dans de nombreux autres pays. L'Autriche interdit l'utilisation de l'énergie nucléaire dans sa constitution. Les Pays-Bas et l'Espagne ont des lois qui interdisent la construction de nouvelles centrales nucléaires. En France on attend toujours un débat public sur le thème. Au lieu de cela, la France s’enfonce de plus en plus dans la logique du presque tout nucléaire.
EPR normands
La dernière mobilisation concerne l’implantation d’un réacteur EPR à Flamanville dans la Manche. 20 000 manifestants à Cherbourg en 2006, plus de 60 000 à travers toute la France en 2007. La construction démarre fin 2007. Elle révèle vite des surcoûts de construction, des retards de chantier dus entre autre à un manque de rigueur dans la construction. Ceci n’empêchera pas le président de la République, au mépris une fois de plus de toute concertation, de l’implantation d’un deuxième réacteur EPR à Penly, près de Dieppe. Avec déjà plus de 6 réacteurs sur le territoire normand, il est des jours où j’aimerais être bretonne, ils m’ont l’air plus résistants ! Pour mettre un terme à cette périlleuse affaire, je doute de la résolution des populations comme à Plogoff mais je reste optimiste en tablant sur l’hérésie économique que cette entreprise représente.
19:09 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
"Le malade est une personne humaine..." Nicolas Sarkozy
notre Président Nicolas Sarkozy, surfant comme à son habitude sur la vague de l’émotion, décide de lancer une "réforme en profondeur" de l'hospitalisation psychiatrique....
Le 2 décembre 2008, lors de sa visite dans une unité de soins spécialisée à l'HP d'Antony, il présente son projet de loi du "tout sécuritaire" et un budget de 70 millions d'euros,
alors que les malades hospitalisés d'office (et donc peut-être, mais pas toujours, on ne sait pas, potentiellement dangereux.?!..) ne représentent que 20 % des patients et que l'hopital psy manque cruellement de moyens :
- 30 millions d'euros pour mieux contrôler les entrées et les sorties des hopitaux psychiatriques et "concilier qualité des soins et sécurité des personnes". ( sécurité des citoyens et des soignants).
- Réforme de l'hospitalisation d'office. La sortie, même temporaire, de patients hospitalisés, sera désormais soumis à l'approbation du préfet...
"la décision de laisser sortir un patient (..) ce doit être l'Etat ou, dans certains cas, la justice, pas l'expert". Nicolas Sarkozy (!! )
- bracelet GPS pour les patients hospitalisés sans leur consentement.
- unités fermées, installées dans chaque établissement avec des systèmes de vidéo surveillance. Sarkozy prévoit l'aménagement de 200 chambres d'isolement supplémentaires. Ainsi que la construction de 4 nouvelles unités pour malades difficiles de 40 lits chacune avec pour cela un budget de 40 millions d'euros.
Onde de choc chez les professionnels de la profession....
"Cette politique d'enfermement, vers laquelle s'oriente cette réforme, est à l'opposée de tout le mouvement désaliéniste de l'après guerre et constitue une grave régression." (Les Vigilants, collectif des travailleurs sociaux).
Suite à ce discours, le comité syndical de la psychiatrie résume par ces mots le malaise de la profession :
« Les malades décrits comme « potentiellement dangereux » sont avant tout des patients qui ont besoin de soins dans un climat de confiance avec une levée progressive des contraintes qu'impose au départ leur état de santé. Inverser brutalement cette évolution en imposant des mesures répressives et en limitant les sorties d'essai et les sorties définitives ne peut être qu'un facteur aggravant de violence le plus souvent vis-à-vis d'eux même et parfois envers autrui ».
Ils rappellent que la meilleure sécurité est et restera le soin, qu'il y a problème à vouloir punir sans guérir et que ce projet de loi ne fait qu'entretenir la confusion entre malade et délinquant.
Une pétition est lancé par 39 psychiatres....
22 000 signataires à ce jour.
"On a pas besoin de renforcer les contrôles, on a besoin de plus de personnel pour prendre en charge les malades"
Pour mémoire, il manquerait plus de 1000 psychiatres dans les hopitaux et depuis 20 ans, 50 000 lits ont été fermés.
L'hopital psychiatrique est en danger..... Les braves gens ont peur des "fous".
Le fou est coupable d'être fou.
On le chasse hors de la cité ou on le brandit comme une menace, la folie dit quelque chose de nous et nous préférons fermer les yeux.
Loin de moi.....
J'ai lu quelque part que la folie est "l'autre de la raison".
La dé-raison......
Dans l'émission Dimanche + du 1er mars dernier, Patrick Chemla, psychiatre relève ces obsessions présidentielles :
" ces enjeux autour de la psychiatrie, de la génétique, du gène de l'homosexualité, de la prévention de la déliquance chez les petits enfants sont des enjeux visiblement très personnels et que monsieur Sarkozy défend depuis longtemps".
Dans cette même émission, un patient du docteur Chemla, lit un message au Président de la République :
"Monsieur le Président, si vous regardez cette émission, essayez de comprendre avec tout mon respect la souffrance des patients en considérant pas qu'ils sont dangereux....."
Monsieur le Président va (veut) t-il l'entendre ?
Pour information,
les parents du jeune homme assassiné n'ont pas cautionné l'utilisation à des fins politiciennes, par notre gouvernement, du grand malheur arrivé à leur famille et l'ont fait savoir :
"L'avocat de la famille de Luc Meunier,(...) a rejeté mardi soir l'idée d'une "réforme finalisée dans l'urgence" après l'annonce par Nicolas Sarkozy d'une réforme de l'hospitalisation d'office. "Le drame de la famille Meunier ne peut servir de prétexte à une réforme finalisée dans l'urgence et dans l'émotion oubliant de signaler par là-même que tous les malades psychiatriques ne sont pas dangereux".
Quelque chose à rajouter ?
Monsieur le Président....
C'est à vous.
(sources - Le Parisien, Le Monde, Nouvel Obs)
14:51 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Ecrans de fumée ou comment préparer la privatisation de l'Hôpital public
La stratégie est très bien rôdée.
On fait sortir dans les médias des informations, des petits bouts de propositions de lois volontairement excessives et scandaleuses.
Ces informations font polémique et occupent, que dis-je envahissent l'espace médiatique.
Pendant ce temps-là on fait voter des lois qui passent quasiment inaperçues.
Et le (sale) tour est joué.
En ce moment il y a HADOPI, l'interdiction des dégustations d'alcool, .... Et en plus ce sont les vacances scolaires.
Pendant ce temps-là, la loi Bachelot sur l'Hôpital public est en discussion au Parlement.
Vous en entendez beaucoup parler de ce texte ? Que prévoit-il ?
De mettre en place le cadre juridique qui permet de transformer l'Hôpital public en société avec directoire et conseil de surveillance. Le Directeur de l'Hôpital public pourra être un manager du privé, et sera rémunéré avec une part fixe et une part variable liée aux résultats quantitatifs de son établissement. Les médecins hospitaliers (actuellement fonctionnaires), pourront choisir un statut de droit privé avec intéressement aux résultats de leur Service.
Gérer l'Hôpital comme une entreprise, c'est aller vers la marchandisation de la Santé, pour tranférer ensuite les activités les plus rentables au secteur privé (encore des cadeaux à venir pour la Générale de Santé et consorts).
Bref, en gros comme en détail, faire avec l'Hôpital ce qui a été fait avec l'Université avec la loi LRU (loi Pécresse) qui organise la casse de ce service public.
Après l'Université, La Poste, L'ANPE et l'Hôpital quel sera le prochain service public mis à mal ?
Combien de temps allons-nous encore laisser faire sans réagir, sans dénoncer ces pratiques insidieuses ?
12:40 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Combats d'enfants, combats de parents
3 millions de français souffrent de maladies rares titre Libération, grâce à la pétition lancée l'an dernier par la FMO, La Fédération des Maladies Orphelines, près de 200 000 signataires ont permis la mise en oeuvre d'un second plan maladies rares en 2010. A suivre de près donc.
Quand on analyse de près la Convention des Droits de l'Enfant, on se rend compte que la France n'applique pas la moitié de ces dits droits, surtout en matière d'Education scolaire qui reste totalement inadaptée à la plupart de ces enfants.
Il existe certes, des Instituts spécialisés, trop généralistes à mon goût, la France accuse un retard considérable quant à la prise en charge des médicaments, des soins, de la rééducation et de la scolarisation des enfants handicapés et malades.
Lire le rapport sur European Agency et le site INSHEA, Education des personnes présentant des besoins particuliers en Europe, dans 'enseignement secondaire.
Lire encore À la recherche des indicateurs d’éducation inclusive, ce que disent de leurs pratiques les enseignants de soutien au Portugal, une thèse de doctorat de Sciences de l'Education faire par Isabel SANCHES DA FONSECA, sous la direction de Charles GANDOU.
Education for All : les chiffres
Je souhaite ici rendre hommage ici aux parents et aux enfants touchés par ces maladies, qui luttent chaque jour pour eux, qui malgré les difficultés économiques actuelles ne baissent jamais les bras et pourtant...

Maladie de Charcot
Isabelle se bat pour que son mari atteint de la Sclérose Latérale Amyotrophique, ce blog a été crée afin de récolter les fonds pour une transplantation des cellules mères sur son propre corps, opération qui ne peut se fare qu'en Espagne. Courage à Isabelle, Sébastien et leurs enfants !
Christie se bat pour Max son fils, dernièrement elle a été obligée de le déscolariser pour qu'il puisse suivre ses cours et ses soins quotidiens ce que l'Education nationale ne prévoit pas à ce jour, en 2009 !
Thierry face à sa maladie
La Dyskératose congénitale
Les parents d'Alexandre ont fondé une association de soutien à la recherche de cette maladie. l'Association Française de la Dyskératose Congénitale.
Le syndrome de Morsier
Le journal de Lou atteint du syndrome de Morsier, tenu par son papa.
Le combat des Anges , autant de blogs écrits par et pour les enfants atteints de maladies orphelines et rares :
Petits guerriers
Ptitcoeur Rapha
Antoine
Clara, atteint d'un syndrome polymalformatif
Sofian atteint d'une Ataxie
Anaïs atteinte de la maladie de Krabbe
Maxence
Sydney atteinte d'AVB (atrésie des voies biliaires)
Suzanne, syndrôme de Crouzon
Ainsi qu'un annuaire que vous pouvez consulter sur ce blog "Pour les enfants"
A tous ces parents qui se battent pour leurs enfants, aux milliers que j'ai oublié de nommer ici, à ces parents courageux qui ne baissent jamais les bras, que l'on oublie bien trop souvent d'encourager, que l'on n'oublie de soutenir :
Le blog Femmes engagées regroupe des femmes s'exprimant librement sur divers sujets autour d'un thème choisi, au même titre que le blog collaboratif Les Kiwis, blog collaboratif d'hommes ;-O)
08:00 Publié dans Ces causes qui mobilisent | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fmo, maladies orphelines, maladies rares, education nationale, handicap, scolarisation des enfants, convention des droits de l'enfant, sarkozy, femmes engagées, hypos, cc, annieday, olympe




