30.04.2009

La semaine de l'emploi... et de la formation

En marge de la préparation de la grosse journée intersyndicale du 1er mai, le Conseil des Ministres se mobilisait aussi cette semaine sur le sujet de l'emploi :

à l'ordre du jour, hier, l'examen du projet de loi sur la formation professionnelle. projet_de_loi_FORMATION.doc
 

Au-delà de la suspicion qui naît du fait que les pouvoirs publics souhaitent que la loi soit adoptée très très rapidement, et ce avant l'été, au-delà également du mécontentement des partenaires sociaux qui attendent des réponses à leurs questions relatives aux financements et à la refonte des OPCA, au-delà de l'avis consultatif négatif rendu par le CNFPTLV (Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie), interrogeons-nous sur des attentes, sur du sens de l'action de formation.

 

Le 10 juillet 2008, le "Groupe multipartite sur la formation professionnelle" présentait son rapport au gouvernement et préconisait trois grandes orientations :

- ne pas considérer cette réforme comme une fin en soi mais l'envisager en perspective avec la question de l'efficacité de la formation initiale, et dans une collaboration avec le service public de l'emploi et l'assurance chômage.

- faciliter l'accès vers les programmes de formation au public qui en a le plus besoin, ce qui nécessite aussi de réfléchir à sa visibilité, et à une communication et un accompagnemen adéquat.

- passer d'une approche par "statut" à une véritable approche ciblée sur la sécurisation des parcours individuels, afin de travailler conjointement pour la compétitivité des entreprises et la promotion sociale en même temps que sur le parcours des individus, à long terme.

 

Le débat sera très technique, si en tout cas nos parlementaires s'y intéressent, (...), car à la lecture de ce projet de loi, il apparait clairement que l'accent est mis sur la gestion des financements avant tout, et laisse la question des parcours professionnels au second plan. Même si on ne peut nier que des fonds ont été gaspillés, l'objectif d'une réforme d'avenir sur la formation doit s'inscrire dans une perspective dynamique pour nos entreprises, nos organisations et bien sûr toutes les personnes concernées.

 

Les questions ouvertes aujourd'hui sans entrer trop dans le détail :

- pour aider les publics les plus en difficulté, on crée un fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels destiné à former "500 000 salariés peu qualifiés et 200 000 demandeurs d'emploi supplémentaires" : la volonté est louable mais :

  • quid du financement? (tout n'est pas encore très clair).
  • Et surtout : quid de l'accompagnement à l'heure où le pôle Emploi subit des difficultés pour accomplir ses missions quotidiennes?

- quid des choix dans les actions de formation? Doit-on seulement adapter une "main d'oeuvre"  aux besoins du marché (qui est si fluctuant...) ou définit-on un parcours professionnel adapté aux personnes (comme cela se fait en Europe de l'Est, en accord avec la stratégie de Lisbonne)?

 

En attendant les débats qui risquent de n'avoir que peu d'échos bien qu'il s'agisse d'un thème essentiel et déterminant vis à vis de l'avenir des emplois, je vous laisse découvrir ce projet de loi.

Des amendements seront rédigés.

Le RSA a montré ses limites et ses faiblesses (cf article précédent), puisque lorsqu'on aborde des mesures de manière trop isolée sans les replacer dans le contexte global de l'évolution de l'emploi et de sa gestion à long terme, on aboutit à des solutions à court terme qui ne fonctionnent pas en période de crise. On oublie encore les personnes au profit d'apparences d'avancées qui servent surtout à modifier les statistiques du chômage.

La réforme de la santé se définit par rapport avant tout à la gestion des budgets : le budget ne peut être prioritaire dans la santé publique puisqu'il s'agit de personnes.

La formation doit surtout être une affaire personnelle également, il s'agit d'un parcours à long terme et il démarre... à l'école et se poursuit tout au long de la vie. Il faut certes intégrer les acteurs publics dans les processus de la réforme, mais aussi... les DRH et l'Education Nationale. Sinon...

 

A suivre!

 

Nelly

France, pays des Droits de l'Homme, que fais tu des sans papiers sur ton sol ?

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France, pays des Droits de l'Homme, que fais tu donc des sans papiers sur ton propre sol ?
Il va de soi que la France (comme tout autre pays européen)ne peut à elle seule regrouper et intégrer tous les sans papiers qui échouent sur nos plages et nos côtes.

Ce que je réprime ici c'est le traitement infligé aux sans papiers en France. Parqués dans des CRA, Centre de Rétention Administrative, emprisonnés, enfermés, si si si, madame, monsieur, ces hommes, ces femmes et ces enfants sont emprisonnés, leur crime ?
Avoir souhaité et voulu intégrer un pays et ses coutumes. Pour certains, ils sont en France depuis plus de 10 ans, paient leurs impôts, leurs enfants sont scolarisés dans le même collège que vos enfants, vous ne les voyez pas, et pourtant, ils vivent parmi nous, sont vos voisins parfois, ils vivent parqués, chez eux, dans la crainte d'être reconduits un jour à la frontière.


Certains enfants n'ont jamais vu leurs pays et n'en connaissent ni les coutumes ni leur langue. Ceux ci, un jour, seront menottés avec leurs parents, conduits dans un fourgon de police (je n'en veux pas aux policiers qui obéissent aux ordres, ni aux surveillants des CRA), j'en veux à la bêtise humaine qui laisse faire sans réagir. Bien sûr, Brigitte Bardot fera la une de TF1 en sauvant ses bêtes, ce qui est tout aussi honorable, à côté de celà, les CRA s'emplissent de gens honnêtes, d'humains qui ont déjà assez souffert dans leur pays et qui sont emprisonnés, privés de liberté ?


Comment sont-ils venus jusqu'ici ? Ils ont utilisé toutes les filières inimaginables, vous êtes tous et toutes à des années lumière d'imaginer jusqu'où l'humain peut pousser, peut endosser comme souffrances physiques et morales pour atteindre nos côtes.Que ferions nous à leur place ?
Un seul et même but : vivre libre !

Qui sommes nous pour laisser ainsi de telles atrocités en 2009 se faire, sous nos yeux ?
Nul besoin de violences, manifestez pacifiquement, manifestez de chez vous, sur vos blogs, athés, croyants, simples passants vous pouvez rejoindre les Cercles de silence qui se déroulent un peu partout en France. Ces Cercles sont organisés par les Franciscains.

Donnez une heure par mois de silence en soutien aux sans papiers.

Regardez une seule fois ces photos, celes ci proviennent du Centre de Rétention Administratif de Cornebarrieu dans la Haute Garonne.Osez me dire que ces camps de rétention ne vous rapellent rien.On a la mémoire bien courte en France, qui sommes nous pour accepter celà ?
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France, pays des Droits de l'Homme, dans le coeur oui et dans la réalité ? Nous n'avons pas le droit de laisser faire celà.Au nom de la dignité humaine, réclamons de meilleures conditions, des logements salubres, aucun isolement, une réintégration au cas par cas, et surtout, légiférons pour coincer les entreprises qui les exploitent encore. Donnons leurs des papiers, une carte de travail de 10 ans, qu'ils puissent travailler, élever leurs enfants sur notre sol, qu'ils puissent vivre comme nous, payer leurs impôts et consommer.

Nous avons besoin d'eux, de leurs compétences professionnelles, de leurs expériences.
Aidez la CIMADE, RESF, qui font un excellent travail sur le terrain, rejoignez les Cercles de silence, plus nous serons nombreux, plus on fera parler de ces actions pacifistes, plus vite nous démantèlerons ces centres et ces conditions inhumaines.





Unissons nous tous ensemble !

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25.04.2009

Les Elections européennes

Les Elections européennes nous parlent, un peu, beaucoup...



Et bien moi j'irai voter, Nelly

Je voterai pour Obama ou rienLe Rococrocodile kinépeuthe

J'irai, CC

Têtue, limite enragée Laure

J'irai parceque c'est la seule chose que je puisse faire Olympe



Illustration de Florian Roulies

(avec son aimable autorisation)

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J'irai parceque c'est la seule chose que je puisse faire

Tous ceux qui connaissent le fonctionnement des institutions de l'UE par coeur peuvent s'épargner la lecture de ce billet, mais je trouve utile de mettre les choses en perspectives.

L'ensemble des infos viennent du site de la Commission

Une décision prise au niveau de l’Union européenne implique plusieurs institutions européennes, en particulier:

  • la Commission européenne. Cette institution est politiquement indépendante des gouvernements nationaux, elle représente et défend les intérêts de l’UE dans son ensemble. Elle élabore les propositions de nouvelles lois européennes, qu’elle soumet au Parlement européen et au Conseil. C’est également le bras exécutif de l’Union. La Commission est chargée de la gestion quotidienne de l’Union européenne, c’est-à-dire de la mise en œuvre des politiques communes et des programmes communautaires; elle exécute le budget et dépense l’argent de l’UE

  • le Parlement européen est élu par les citoyens de l’Union européenne et ses membres, les députés européens, représentent leurs intérêts.

  • le Conseil de l’Union européenne, c'est le principal organe de décision de l’UE. Il représente les États membres de l’UE, et un ministre issu de chaque gouvernement national participe à ses réunions.

     

De manière générale, la Commission européenne propose la nouvelle législation, mais l’adoption des actes législatifs incombe au Conseil et au Parlement. Dans certains cas, le Conseil peut agir seul.

Les décisions peuvent être prises selon 3 procédures : « la consultation », « l’avis conforme » et « la codécision »

1. La codécision

C’est aujourd’hui le mode décisionnel le plus courant. Dans la procédure de codécision, le Parlement ne se contente plus de donner son avis: il partage véritablement le pouvoir législatif avec le Conseil, sur une base de stricte égalité.

Haut de la page2. L’avis conforme

La procédure d’avis conforme signifie que le Conseil doit obtenir l’avis conforme du Parlement européen avant d’arrêter certaines décisions primordiales.

La procédure est la même que pour la consultation, à la seule différence que le Parlement ne peut pas amender la proposition; il doit l’accepter ou la rejeter en bloc. L’acceptation (« avis conforme ») requiert la majorité absolue des voix exprimées.

La procédure d’avis conforme est principalement employée pour les accords avec d’autres pays, y compris les accords qui permettent à de nouveaux pays d’adhérer à l’Union européenne.

3. La consultation

La procédure de consultation est utilisée dans des domaines tels que l’agriculture, la fiscalité et la concurrence. À partir d’une proposition de la Commission, le Conseil consulte le Parlement ainsi que le Comité économique et social européen (CESE) et le Comité des régions (CdR).

Le Parlement peut:

  • approuver la proposition de la Commission,

  • la rejeter,

  • demander des amendements.

Si le Parlement demande des amendements, la Commission examine l’ensemble de ceux-ci et si elle en accepte certains (dans le texte ou dans l’esprit), elle transmet ensuite une proposition modifiée au Conseil.

Le Conseil examine la proposition modifiée puis l’adopte dans la formulation proposée ou y apporte de nouveaux amendements. Dans cette procédure, comme dans toutes les autres, si le Conseil modifie une proposition de la Commission, il doit le faire à l’unanimité.

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La commission a un pouvoir important, notamment parcequ'elle dispose des services d'une administration (une bureaucratie?) conséquente. J'ai bien compris lorsqu'a été discutée la fameuse directive Bolkenstein que cette Commission présidée par le très libéral José Barroso était davantage attachée à la libre circulation des marchandises et des travailleurs qu'à la protection sociale et à la qualité de vie des citoyens. Cette directive aurait pu être adoptée si le conseil et le parlement ne l'avaient pas considérablement modifiée.

Par ailleurs le Parlement intervient dans la nomination du Président de la commission puisqu'une nouvelle Commission est désignée tous les cinq ans, dans les six mois qui suivent les élections du Parlement européen. La procédure est la suivante:

  • Les gouvernements des États membres s’accordent sur la personne à désigner à la présidence de la Commission.
  • Le président désigné de la Commission est approuvé par le Parlement.
  • Le président désigné de la Commission choisit les autres membres de la Commission en concertation avec les gouvernements des États membres.
  • Le Conseil adopte la liste des candidats à la majorité qualifiée, puis la soumet à l’approbation du Parlement européen.
  • Chaque candidat passe un entretien devant le Parlement, qui rend ensuite un avis sur l’ensemble du collège.
  • À l’issue du vote d’approbation du Parlement, la nouvelle Commission est désignée officiellement par le Conseil qui statue à la majorité qualifiée.

 


Aujourd'hui je n'ai aucune confiance en les ministres qui représentent la France au conseil de l'UE, la seule influence que je puisse avoir consiste à permettre l'élection de représentants qui défendront la vision de l'Europe la plus proche de celle qui est la mienne.

 

Olympe

 

 

 

24.04.2009

Têtue, limite enragée

Je suis une française rare, une européenne rare, puisque je me sens concernée par ce débat des élections du 7 juin. Je ne suis pas une euro-béate, je vois bien tous les défauts du « machin ». Je suis même capable parfois de tenir des discours très limites, poujadistes, à propos de nos hommes et femmes politiques. Je ne leur accorde pas ma confiance.

J’ai beau avoir voté oui au référendum, j’ai trouvé ça moyen, cette manière de contourner la volonté du peuple ensuite.

Mais, au fur et à mesure que cette échéance électorale approche, la rage me saisit quand j’entends des discours d’abstention. Alors quoi ? Les citoyens abdiquent ? Définitivement ? On se contente de faire mumuse, sur nos blogs, à se raconter des conneries entre nous, des bonnes blagues ? T’as vu comme la Rachida elle était nulle ? Et dans moins d’une semaine, c’est quoi le buzz ? Le classement wikio ?

Et puis c’est vrai que c’est compliqué le fonctionnement de l’Europe, cela demande des efforts, faut se concentrer pour en comprendre les rouages, faut aligner au moins deux neurones. Heureusement, je ne suis pas toute seulette à vouloir continuer à croire que la démocratie n’est pas un vain mot si l’on décide de s’en saisir. Alors avec quelques-uns du côté de chez moi, on s’est alliés pour plancher ensemble sur l’Europe. Et plus ça va, plus j’en découvre un peu partout ailleurs, des citoyens qui ont décidé de se saisir du débat.

Au fait, je n’ai pas de soupe à vous vendre, d’un parti ou d’un autre. Je voterai le 7 juin pour envoyer à Bruxelles une candidate qui ne cumulera pas, qui s’investira dans le job. Je dis une parce que mon cœur balance entre deux femmes, donc deux listes. Elles n’appartiennent pas à une de ces formations hégémoniques qui tentent de vous faire croire que le débat est national, qu’au parlement le bi-partisme règnerait comme à Paris, qu’il se dégagera une majorité. Parce que ceux-là vous mentent et se contentent de vous refourguer leurs apparatchiks.

Alors vous avez le droit de vous faire entuber, la meilleure manière, c’est encore en restant chez vous. Mais dans ce cas-là, faut arrêter de pleurnicher que Sarkozy il est trop méchant, que la globalisation c’est mal, et pis tout ça… Faut juste acheter un tube de vaseline et la fermer !

Laure

J'irai

Parce que le bureau de vote est dans le quartier, parce qu'il fera beau, parce que ça me fera une sortie, parce que j'en profiterai pour aller au marché, pour sourire aux petits vieux qui ne voteront sans doute pas comme moi, pour constater que mes élèves, le dimanche matin, ne font pas leurs devoirs, mais du vélo et du foot...

J'irai voter, le 7 juin, parce que c'est une habitude que j'ai prise : je vote toujours. La démocratie nous offre gratuitement ce que la Star Ac nous fait payer, finalement, alors ça vaut le coup...

Et puis comme il fera beau et que les oiseaux chanteront, je voterai pour les Verts. Ou pas. On a bien le temps de voir, d'ici là...

CC

Je voterai pour Obama ou rien

obama_yes_we_can.jpgD'ordinaire, à quelques mois des élections, les partis poltiques inondent leurs militants de notes, livrets en tout genre, pin's, badges, réunions, colloques, conférences...nan cette année, c'est la crise.Réduction des coûts, les caisses sont vides au PS, à Toulouse, je ne vois toujours rien venir, le ciel toujours rougeoit sur la ville rose, il n'est pas pour moi.

Si je ne suivais ni les Left_Blogs ni mes collègues blogueuses de Femmes Engagées, ce n'est pas ma culture télévisuelle actuelle, ni ma lecture diagonale des médias qui m'initieraient aux élections européennes qui se déroulent quand déjà ? (Début juin me dit on dans l'oreillette, oups).

Pour la première fois de ma vie, je ne me sens aucunement concernée par ces élections, pour ces raisons ci :

- Militante du PS, je n'ai reçu aucune convocation à des réunions de préparation ni ait été approchée, moi petite militante à 20€, ma voix ne compte pas; ça me rassure sur la nature humaine et à fortiori sur ma notoriété au sein du PS, je sais qu'ils ne m'oublieront pas pour me demander de payer la prochaine cotisation. Hé hé hé.

 

Ben désolée, en juin, je voterai pour...Obama sinon rien.

Oups, j'ai déclenché la fureur, j'assume. Je ne me sens pas concernée par ces élections, car, je n'ai pas été impliquée. A aucun moment je n'ai été sollicitée, le PS depuis qu'Aubry est au perchoir, c'est du déjà vu, déjà maché, digéré, vomi, je passe. Je circule, au PS y a rien à voir. On fait du neuf avec du vieux, c'est nouveau ça vient de sortir, ça fait 30 ans que ça dure, à droite comme à gauche, je suis blasée.

Début juin je fais quoi déjà ? Je bosse sur mon mémoire, et oui, sur mon projet de structure d'accueil pour la scolarité à distance des enfants handicapés, oups de vilains petits mots pour des hauts fonctionnaires ayant décroché avec les réalités du terrain, plus soucieux de cumuler des mandats, des postes de pouvoir au désarroi des milliers de français qui, perdent actuellement leur emploi, fin de glouâââre pour des centaines de milliers d'ouvriers techniciens et cadres se croyant à l'abri derrière un CDI, lachés de toute part par les politiques. Qui s'intéresse à ces enfanst et adolescents qui ne peuvent suivre leur cours et suivre leurs soins quotidiens, que faire ? Leur faire arrêter les études ou bien les soins ? Qui s'occupe de ces gamins qui ne rentrent pas dans les cases des projets gouvernementaux ?

Comment voulez vous que je cautionne celà, pourquoi irais-je voter pour des politiciens qui ne prennent pas la peine d'aller sur le terrain vérifier ce que les citoyens lambda vivent ? Oui, j'assume, je ferai partie des 56.7% de français qui voteront blanc, noir, qui iront conter fleurette avec leurs mômes ces week end là au bord de la mer, près des lacs, près de la nature. J'assume et je l'écris.

Qu'on ne vienne pas ma parler des lendemains qui chantent, ça me chante dans l'action, la théorie et le bla bla bla je le leur laisse, moi, j'agis. Yès we can, nous pouvons nous opposer à nos gouvernants ainsi, j'entends mes collègues blogueurs bondir déjà : non, il n'est pas irresponsable de montrer à nos gouvernants qu'on se fout comme de nos bretelles de leur politique de m...., rien ne sert de faire grève vous ne serez pas entendus, votons blanc opposons nous à leurs modes de fonctionnement, qu'est ce qu'une démocratie ? Le peuple gouverne ? Ah oui, Où ça ?

Pourquoi parler d'Obama ? Il fait ce qu'il dit lui, sans fracturer et démonter un pays. Si on devait comparer son karma à celui de Sarkozy...oups mes ami(e)s, Sarkozy a encore bien du chemin avant d'arriver à la cheville d'Obama.

Vidéos repérées sur "V pour vidéos"

Et bien moi, j'irai voter

Comme Rachida Dati, j'aime la vie, j'aime rire... A la différence de Rachida, j'aime l'Europe, j'aime la vie européenne et j'aimerais rire avec les Européens.

Qu'est-ce qu'on pourrait donner à l'Europe pour qu'elle ait de quoi s'occuper (et de quoi occuper Rachida prochainement, et tous les autres députés)?

 

Je n'avais jamais entendu parler d'Europe avant 1998, lorsque je décidai assez soudainement de suivre un programme Erasmus et de partir en Allemagne, arrivant sur place le jour de l'élection de Gerhard Schröder, et repartant deux ans plus tard, un carnet d'adresses rempli des coordonnées de mes nouveaux amis allemands, espagnols, anglais, portugais, italien, suédois, etc etc... Les soirées "tandem party" nous ont permis de nous connaître, et puis les bars, les colocs et accessoirement les études... C'est par l'humain et le concret que j'ai appris à regarder un peu plus loin que ce que mes yeux bien franchouillards rétrecisseurs d'espace et d'horizon me permettaient d'appréhender directement...

 

Et puis après on continue et on s'ouvre davantage à l'actualité.

 

Et puis surtout la France de Chirac, celle de Sarko et même la virtuelle France de Ségo m'effraient, et ce sont ces France-là qui sont portées par les médias et par tous ceux qui voudraient construire notre avenir : cette vision d'un pays replié sur lui-même, l'individualisme concentré sur son pouvoir d'achat, la crainte de l'autre et surtout de l'externe, la haine de ce qui n'est pas dans son camp... On continue de monter des catégories de personnes les unes contre les autres et après c'est le dernier qui a parlé qui a raison, celui qui a parlé le plus fort... parce que c'est vers lui que les micros voyeurs et tracteurs d'audience se sont tournés...

 

 

Et là plus loin et pas si loin que ça, on a l'Europe, concept qui semble un peu abstrait qui regroupe des pays et des intérêts... On oublie que ces pays sont les nôtres et que ces intérêts pourraient être aussi les nôtres... pas au sens des intérêts immédiats sur lesquels repose notre soif de consommer. Il s'agit plutôt d'un intérêt qui transcende largement la somme de nos intérêts, celui qui définit la culture d'un peuple, uni dans la diversité, la pluralité, et un destin commun, celui d'une société dans laquelle règne la paix mais aussi les réponses à une mondialisation galopante qui oublie trop de monde sur son passage et qui mérite qu'on lui donne une autre direction, celle d'un véritable pacte d'avenir fondé sur la solidarité, et le "mieux-vivre"... (rien à voir avec le "plus" de tous les messieurs et mesdames Plus de France).

 

Saurons-nous comme le demandait Daniel Riot "pousser l'Europe politique jusqu'à son seuil d'irréversibilité et donner à l'Europe ce qui lui manque le plus : les moyens de ses ambitions?" (L'europe cette emmerdeuse, dans la "lettre ouverte à Sarkozy").

Il n'en tient qu'à nous : ouvrir nos yeux et notre esprit dans un autre espace temps... mais seuls nous n'y parviendrons pas; nous avons besoin de nos journalistes et de ceux qui tiennent le rôle de nos représentants... (encore des figurants pour beaucoup). Nous avons besoin de choisir ceux qui porteront notre voix dans l'hémicycle qui trace le chemin de l'Europe, un hémicycle composé non pas de clans qui pensent aux prochaines élections, mais d'individus qui travaillent ensemble pour faire avancer leurs projets d'avenir commun et partagé.

 

 

Les élections au Parlement européen auront lieu entre le 4 et 7 juin 2009 dans les 27 pays de l’Union européenne ; les citoyens européens sont appelés à désigner celles et ceux qui les représenteront à Strasbourg jusqu’à juin 2014.

Pour aller plus loin, le site de la Fondation Robert Schuman : http://www.elections-europeennes.org/ qui vous permettra d'appréhender une vision plus concrète de VOTRE AVENIR, le nôtre, que nous soyons à l'Ouest ou à l'Est...

 

Choisir un projet de société, c'est permettre à notre destin de prendre un autre visage, et notre destin c'est notre vie en famille, notre vie sociale, notre emploi, et c'est le monde de nos enfants aussi; et parce que ce ne sont pas que des mots, nous voterons...

Nelly

 

16.04.2009

Histoire d'Op

En juin 2006, à l'occasion d'un banal frottis, on a découvert que mon col de l'uterus avait été attaqué par un Papilloma Virus. Une sale bestiole qui déclenche le cancer dudit col, un des cancers les plus tueurs qui soient. Je ne sais pas où ni avec qui j'ai attrapé la bestiole mais nous avons décidé mon gynéco et myself de l'éradiquer de l'endroit où il s'était fourré en passant via mon vagin.

Voici le texte que j'ai écrit dans la chambre de la clinique où s'est passée l'intervention, j'avais essayé de prendre ça avec un maximum d'humour mais je n'en menais pas bien large j'avoue.

 

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"Ca commence bien. On m'a demandé si j'avais fumé, j'ai dit oui mais en fait pas moyen de m'en souvenir. J'appelle ma fille. Elle ne m'a pas vue donc réponse n'éclaircissant rien. L'infirmière me dit que je dois passer en premier mais là ça risque de décaler à cause des sucs gastriques qui s'agitent. Je réponds le stress mais en fait j'ai un gros vide dans la tête. Je ne me vois pas en train de fumer. Clope réflexe sans doute. Il me l'avait pourtant précisé. Quelle conne, j'aurais du le marquer en gros dans l'agenda. J'ai piqué le ELLE dans la salle d'attente. 65 pages pour être nature et sensuelle. La plus belle c'est vous qu'ils expliquent. Et que je te colle Rachel Roberts en gros plan. Et que je te décline nos envies sous toutes leurs formes. Envie de :

  • de yoga
  • de corail

  • de bouger

  • de caramel

  • de jeunesse

  • de ventre plat

  • d'une crinière

  • de belles jambes

  • de seins fermes

  • de grand bleu

  • de massage

  • d'huile

  • de vert

Voilà, tout ça pour être une jeune femme moderne. J'aimerais bien avoir avoir envie de tout ça. NON en fait j'en ai une énorme envie. TOUT sauf cette horrible chambre qui sent le désinfectant. Allez, je prends le caramel, le ventre plat et la crinière mais PAS le bistouri, le scalpel, l'anesthésie et mon gynéco croisé l'autre samedi dans la rue en chemine hawaïenne. Faudrait que je lui demande quelles sont ses envies à lui aussi. Ras le bol de farfouiller dans des founes plus ou moins avariées ? Allez doc, venez avec moi dans le grand bleu nous prendre un bon coup de jeunesse. Je vous montrerai mes seins fermes et vous me ferez des massages à l'huile de noix de coco en buvant des mojitos biens frais. On courra sur la plage et quand on aura fini, on fera du yoga en regardant la mer.

En attendant le cardiologue qui doit m'électrocardiologrammer, je me suis assise sur le lit blanc, mon lecteur MP3 dans les oreilles et le stylo qui vole de gauche a droite (faudrait que je m'entraîne à écrire de droite à gauche juste pour le fun). On m'a préparé une très jolie tenue bleu ciel fermée dans le dos. Sexy à mort, je m'imagine me trimballant dans les couloirs le cul à l'air. J'écoute Mylène qui chante "sans sexe je m'exsangue" et je me dis que je vais m'exsanguer encore un bon moment moi aussi. J'ai encore plus les boules (si on peut dire) parce que dimanche soir on a dit qu'on le faisait et qu'on oubliait Jules et moi. Ben voyons, comme si ça s'oubliait comme ça ce genre de chose. Même que ça m'a plutôt remise en appétit. Maintenant, chaque fois que je vais le voir, je vais être comme une diabétique devant une patisserie, le droit de regarder mais pas de déguster. Ok, je ne vais pas me gêner pour mater (ses fesses en particulier) (peut être que je toucherais aussi un peu) (ben quoi on ne m'a pas interdit de me servir de mes mains...)

Bien on pense à autre chose, pas le moment de me mettre à fantasmer et d'avoir des envies. QUOIQUE ! Si le cardiomachin est bogoss, je peux peut être lui proposer un petit furtif dans la salle de bain ? Juste avant que la voisine ne revienne du bloc. C'est bien moi ça, penser au CUL alors qu'on va me cisailler le COL dans pas longtemps. Je ne préfère pas y penser (au col pas au cul). Tout le monde m'a demandé hier si j'étais prête. Comment peut on être prête à ce genre de chose ? La voisine est revenue. Infirmiers rigolards. Conisation. Polype. Tout va bien. Rien vu. Rien senti. Ca me réconforte un peu. La chambre est fraîche. Dehors grand soleil et chaleur. J'ai enlevé les oreillettes. Bashung ça ira bien pour aujourd'hui. Je vais mettre la chemise sexy. Me détendre. Penser aux copains qui m'ont envoyé pleins de texto. Penser à ma mère qui attend à Paris en se rongeant les sangs. A ma fille qui se repose, mon fils qui vit sa vie. Tiens si j'ai le temps jeter un oeil sur le projet du PS (32 pages reçues la semaine dernière) mais sans grande motivation.

12 h 30. Comme sœur Anne, je ne vois toujours rien venir. Ma voisine a gagné juste 2 jours d’arrêt de travail alors qu’on m’en a annoncé 15. Le cardiotruc m’a trouvée en pleine forme malgré un manque total d’activité sportive et mes restes de pelade coups de soleil. J’ai sommeil mais je sais que chemise Hawaï ne va pas tarder à montrer le bout de son bistouri. J’ai attaché la chemise sexy sur le côté façon Elle, ça change tout. Le doc de la voisine lui a dit d’attendre 15 jours pour les petits câlins. Même profil que Bibi la dame cinquantainedivorcéedeuxenfantschienchat. QUOI ? 15 jours pour les câlins ? Quand je pense que le doc de Marine lui a annoncé 6 mois. J’ai justemilieusé à 2 mois mais 2 semaines je prends ! Tiens je prends aussi les 2 semaines d’arrêt de travail qui me permettront d’être fraîche comme une rose à la fin du mois. Bon qu’est ce qu’il fabrique l’autre avec sa raclette qu’on en termine une bonne fois. On a servi un thé à la voisine. Moi tintin ! Juste ma clope et mon thé de 7 heures sur l’estomac. J’écoute les oiseaux chanter, les infirmières râler, les brancards rouler. Je ne sais plus quoi faire, quoi dire, quoi écrire (ça c’est le pompon non ?). La voisine s’endort. Je vais essayer de faire pareil en attendant Godot. Pourvu qu’il ne m’oublie pas...

 

Voilà, ils ne m’ont pas oubliée. L’anesthésiste avec ses mains de bûcheron  m’a installé un joli cathéter rosebleumauve dans la veine droite. Ils ont parlé de Valium, de mes coups de soleil (ça se voit tant que ça ?) de son manque d’organisation. Sa grand-mère lui disait « toi tu ne trouverais même pas d’eau dans le Rhône ». Elle avait raison votre grand-mère que j’ai répondu je ne sais même pas pourquoi. Un autre m’a installé un tensiomètre sur le bras gauche. Le tout (les bras et les jambes) da

ns des étriers. Ils étaient au moins 4 sur la bête. Ca m’a rassuré. Ils n’y sont pas allés trop fort sur le dosage vu que j’étais très détendue. APRES plus rien. Je me suis réveillée sur la table, ça s’agitait pareil. Doc Hawaï m’a mis un flacon sous le nez avec le cône dedans (un truc rouge sanguinolent) et l’infirmière m’a tenu la main pour me réconforter et Hop direction salle de réveil et Hop re-direction chambre.

Doc est passé un peu plus tard me dire que ça s’était bien passé. On va analyser le truc et je vous donne 2 semaines d’arrêt parce que vous allez être fatiguée. M’a refilé une feuille avec plein de recommandations. Aurore et Zazou sont venus me récupérer à la sortie. Elle était contente de me voir en forme. Ca devait la stresser parce qu’il y a un an elle était venue me chercher à la sortie de l’Hôpital pour des raisons nettement moins drôles. On a mangé de la pastèque et des glaces vanille pécan. Fanfan est rentré avec des bleus à l’âme cause dispute avec petitechérie. On s’est fait des bisous histoire de se dire qu’on est toujours ensembles quoi qu’il arrive ? Chersamis ont appelé. Tout va bien je vais bien un peu dans le potage.

P.S. Pour les “petits câlins” finalement j’ai écopé d’un mois et demi, ce qui nous amène tout gentiment aux vacances (les Normands n’ont qu’à bien se tenir, c’est moi qui vous le dit)."

 

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Vous savez quoi ? J'ai même pas fricoté avec les normands cet été là, j'ai gardé ma presque virginité retrouvée pour l'homme que j'ai rencontré quelques mois après et que je n'ai (presque) pas quitté depuis et avec qui mon vagin ronronne comme un moteur de jaguar (c'est tout dire). Le virus est loin à ce qu'il parait mais on veille au grain Doc Gyneco et moi. Quand à Rachel Roberts qui m'a un peu accompagnée ce jour là, j'espère que tout va bien pour elle aussi.

Trublyonne.

15.04.2009

L’état des vaccins dans les régions où l’on naît

Longtemps nous nous sommes ignorés. Toute la période de l’enfance où une petite fille se définit plutôt par une absence de pénis comme Papa, une absence de seins comme Maman. Un être non sexué mais en devenir de femme. Et puis avec la puberté, les cours d’éducation sexuelle et les notices des boîtes de tampons, j’ai fini par comprendre qu’il existait là, à l’intérieur un organe sexuel. Dans les magazines féminins des années 70, on parlait aussi des vaginales et des clitoridiennes avec des conneries d’appréciations du genre : être vaginale c’est bien, c’est être une vraie femme. Je vous passe mon apprentissage du plaisir, après tout cela ne vous regarde pas. En tout cas, ce ne sont pas ces journaux à la con qui m’y ont aidée mais quelques camarades de jeux.

Ensuite il y a un truc qu’il n’a pas trop aimé mon vagin, ce fut le passage du premier enfant. Faut dire, 35 cm de circonférence, c’est commasse ! Je ne remercie pas le boucher l’obstétricien qui m’a accouchée. Il lui a fallu un peu de temps pour se remettre au pauvre petit. Mis à part ce violent traumatisme, il n’a pas eu à déplorer de violences sexuelles ou d’abus. Rien de bien terrible à vous raconter donc, juste des bons souvenirs que je ne partagerai pas avec une bande de lecteurs anonymes et inconnus.

Nous faisons bon ménage depuis un moment maintenant bien qu’il ait nettement moins de camarades de jeux qu’à certaines époques. Faut dire que la proprio (moi en l’occurrence) est devenue beaucoup plus regardante et que les occasions elles, se sont raréfiées. That’s life…

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