31.03.2009
Enfance et jeunesse éternelle
Jeunesse protégée : jeunesse dorée.
Jeunesse des quartiers : jeunesse désorientée
Jeunesse des campagnes : jeunesse aérée
Jeunesse des villes : jeunesse accélérée
(...)
Jeunesse sarkozyste : jeunesse vérrouillée
La date de péremption de la jeunesse ne figure pas dans notre ADN, plutôt dans un état d'esprit et un projet de vie.
On peut suivre la norme et mener sa petite vie pépère en oubliant que plus tôt on rêvait d'être astronaute, de sauver les personnes en danger, de se transformer en héros éternel au service de ses convictions, de ses rêves.
On peut aussi subir la conjoncture et revêtir son corps des affres de la misère et des repères qui s'écroulent dans un pays dont la population évolue à deux vitesses.
On peut aussi se draper des habits de l'habitude et de la nécessité de gagner sa vie et d'une couverture servant de carapace quand on est obligé de renier ses anciennes vocations d'épanouissement.
On peut aussi tout oublier et se moquer de l'innocence et de la méconnaissance des uns et des autres, voire les mépriser, et sauter en parachute doré sur les terres brillantes et prospères de la richesse gagnée à la sueur de son culot plus que de son front.
C'est quand on aime qu'on retrouve sa jeunesse, quand on se lance dans la vie d'un autre et qu'on retrouve sa faculté de s'étonner et de se réjouir sans cesse des surprises de la providence vers lesquelles on s'avance sans crainte... C'est quand on réussit à continuer d'aimer qu'on garde en soi cette petite dose de bonheur constant et cet entrain à s'amuser avec l'autre. Des petits chagrins bien vite oubliés parce que consolés par l'autre ne troubleront pas cette jeunesse perpétuelle. Encore faut-il réussir à continuer d'aimer et d'être aimé...
S'engager dans l'action avec d'autres personnes, se laisser porter par l'élan de ceux qui ont décidé de consacrer du temps pour contruire un monde meilleur et non plus subir l'installation d'une société à deux vitesses, affronter les obstacles sur les chemins de ses valeurs violées par l'individualisme et l'égoïsme de ceux qui n'ont pas le temps, s'ouvrir aux autres, à la culture, réaliser des oeuvres qui restent, créer...
Portés par le dynamisme de ceux qui croient que c'est encore possible, ils peuvent montrer l'exemple et emmener dans la fête avec eux tous ceux qui ont juste besoin d'un seul mot pour retrouver ce chemin... Les jeunes de tout âge.
Jeunesse du coeur : jeunesse éternelle.
La jeunesse ne doit pas être l'objet de la nostalgie, mais celui d'un espoir et d'un avenir encore possible...
Et parce que la jeunesse s'inscrit dans l'enfant qui est en nous :
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30.03.2009
Approche comparative
Quand je pense que c’est moi qui ai eu la bonne idée de suggérer ce thème aux copines ! Et bien voilà, maintenant, il n’y plus qu’à…
Après m’être creusé les méninges une partie de la journée, j’ai décidé d’étudier de près un échantillon de jeunesse que j’avais sous la main, petit chéri de sa mère, le dernier trop gâté qui vit encore chez Maman. Quelles sont les différences patentes entre sa jeunesse et la mienne (envolée bien que je garde beaucoup de comportements immatures).
J’ai l’âge de la révolution cubaine et j’ai grandi pendant la Guerre froide / Il est né après la chute du mur de Berlin.
J’ai besoin d’un temps d’apprentissage avec toute nouvelle technologie / Il se sert spontanément de n’importe quel nouveau gadget électronique (portable, IPod, etc.) et n’a jamais besoin de se reporter à la notice.
Le président de mon adolescence ? Valéry Giscard d’Estaing (droit de vote à 18 ans ; légalisation de l’IVG) / Le président de son adolescence ? Nicolas Sarkozy (durcissement constant de la politique pénale en direction des mineurs : possibilité d’incarcérer des enfants dès l’âge de 12 ans ; instauration de la garde à vue dès 12 ans ; contrôles judiciaires pour les enfants du même âge ; création d’un tribunal correctionnel proche de celui des majeurs pour les mineurs récidivistes de 16 ans ; fichage dans EDVIRSP de mineurs potentiellement soupçonnables de pouvoir, un jour peut-être, porter atteinte à l’ordre public…)
René Dumont me paraissait un peu illuminé quand il buvait son verre d’eau / Il est persuadé qu’en 2020 la vie sur la planète ressemblera à Soleil Vert.
Malgré toutes ces perspectives peu réjouissantes, la jeunesse reste la jeunesse, toujours prête à se marrer et cela ne l’empêche pas de faire des photos débiles avec ses potes et de s’inscrire à des groupes étranges sur facebook à l’orthographe affolante : Toi ossi tu esaies de lire le sms ke la personn akoté de toi ecri dans lbus.
21:23 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
La jeunesse, c'était mieux avant...
Ce que Darckozy veut dire...
- Jusqu'à maintenant, votre petit, aussitôt qu'il était propre, pouvait commencer sa carrière d'écolier à la maternelle. Il découvrait des notions fondamentales, à travers la manipulation, des savoirs intuitifs qui lui servirait plus tard à compter, lire ou appréhender la géométrie dans l'espace...Il découvrait les autres, aussi, il se socialisait.
- Bientôt, les enfants de moins de trois ans n'auront plus droit à ces privilèges. Des « jardins d'éveil » sont déjà en test dans plusieurs écoles : ce seront des « intervenants communaux » qui garderont vos enfants. Cela aura l'avantage de ne rien coûter à l'Etat. Ils ne seront pas formés comme des professeurs des écoles. Mais on aura fait de belles économies.
- A terme, si vous voulez que vos enfants bénéficient d'une vraie école maternelle, il faudra payer. Comme en Grande-Bretagne ou aux USA.
Jusqu'à cette année, tout le monde se plaignait des programmes trop lourd en primaire pour les 26 heures hebdomadaires de classe, pas assez centrés sur les fondamentaux. On attendait beaucoup de la nouvelle mouture des instructions officielles.
L'année prochaine, les programmes changeront. Malheureusement, sans aucune concertation avec les enseignants, les parents d'élèves ou des spécialistes sensés de l'éducation, on a fait des programmes encore plus lourds : des notions nouvelles en français, maths et histoire-géo, de l'histoire de l'art...Heureusement, on aura désormais plus que 24 heures de cours pour tout faire...Ouf !
Avec tout ça, votre enfant sera peut-être en difficulté.
- Jusqu'à maintenant, on l'aurait aidé grâce aux RASED. Des enseignants formés pour palier les difficultés des enfants auraient pris en charge vos enfants, en petit groupe, pour lui apprendre à apprendre, à mieux comprendre et à assimiler les savoirs.
- L'année prochaine, on supprimera 3000 postes de RASED. Votre enfant aura un peu d'aide, dispensé par son enseignant habituel, pas forcément formé pour ça, à raison de 2 heures par semaine saupoudré chaque jour en tout début de journée (tôt le matin) ou le soir, alors que les autres prennent leur goûter...
Jusqu'à maintenant, les écoles avaient un directeur (souvent professeur) chapeauté par le rectorat. Les directives étaient donc les mêmes partout en France, pour les programmes...Egalité...
Dès l'an prochain, les communes se verront peut-être dans l'obligation de créer un EPEP (Etablissement Public d'Enseignement Primaire) géré par la commune, qui sera indépendant de l'Education Nationale, dans lequel l'inspecteur d'académie n'aura qu'une voix consultative...Ces conseils d'EPEP remplaceront les conseils d'école et auront pouvoirs décisionnels sur les budgets...On sait que les communes sont riches à millions...Et surtout l'égalité va en prendre un coup...Migrez dans des villes riches...
Avec tout ça, il se peut que les instits de vos enfants dépriment gravement et soient en congés maladie...
- Pour l'instant, quand un instit est absent, il est remplacé par un ZIL (un remplaçant sur une Zone d'Intervention Limitée). Il était connu, sur sa zone de remplacement, il s'agissait d'un instit comme un autre, avec une vraie formation.
- Bientôt, l'Agence du Remplacement, mise en place par Darcos, pourra envoyer à vos enfants des vacataires (ayant bac +3 mais pas de formation spécifique). Les vacataires sont pratiques : ils ne peuvent faire que 200 heures par an, sont très mal payés et n'ont aucun avantage comme la retraite, la sécu ou les vacances. Et parfois ne savent pas bien écrire, mais c'est une autre histoire...Pour enseigner à des primaires, hein...
D'ailleurs, la formation des enseignants, ça ne sert à rien...
Jusqu'à maintenant, il y avait l'IUFM. Les profs y recevaient une formation pédagogique, prenaient le temps de consulter les programmes, de les comprendre, apprenaient à faire des cours.
Très bientôt, les IUFM auront disparu. Les jeunes profs seront allés à la fac puis directement devant les élèves.
Heureusement, il restera toujours des sorties sympas organisées par les profs pour que les enfants découvrent le monde...
- Jusque là, ces classes transplantées, écoles vertes ou classe de neige reposaient sur le travail supplémentaire que voulaient bien fournir les enseignants, mais aussi sur des enseignants mis à dispositions d'organisations pour mettre en place ces temps de sociabilisassions et d'ouverture sur le monde, une chance pour beaucoup d'élèves de faire des petits voyages, pour des urbains de découvrir la mer ou la campagne, pour des campagnards de monter à Paris...
- L'année prochaine, tous les enseignants mis à disposition seront retirés de ces dispositifs. Les organismes verront aussi leur budget réduit de 25 % par l'Etat.
Il était bon d'être jeune, avant...C'était bien l'école publique...
Demain, ce sera différent...
Sauf si on réagit...
07:30 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : école, réformes, darcos, services publics
Jeunesse je ne suis plus...
"La jeunesse est une douleur en manque de compréhension", Daniel Balavoine
Je n'arrive pas à suivre cette jeunesse qui ne me ressemble pas, qui ne m'a jamais ressemblé. Est ce nous adultes qui avions baissé les bras une fois passés de l'autre côté du miroir, manquant à nos obligations et nos désirs de changer quelque chose pour cette jeunesse en dérive que nous avons perçu, et pour laquelle nous n'avons rien fait pour elle, une fois otée d'elle ?
Faut il en arriver à de telles extrémités pour provoquer et se faire entendre ? Pourquoi les atorités françaises n'ont elles pas encore censurées les vidéos et chansons d'Orelsan, laissant croire à la jeunesse qu'elle peut s'ocroyer tous les pouvoirs y compris leur justice qui n'a plus de limite ?peut -on indéfiniment fermer les yeux sur leurs provocations ? N'est ce pas là le témoignage d'une jeunesse en manque de repères ? En manque de structures ?
Vous en doutez ? Ecoutez bien cette pseudo chanson vomissure et pensez aux souffrances de la jeune Sohane brûlée vive et décédée du geste fou d'un caïd ? En ne bougeant pas le petit doigt, le gouvernement et les autorités se rendent complices de ces crimes contre les femmes, les adolescentes et les petites filles.
Si jeunesse il y a, il serait temps de la reconnaître, de lui rendre ses titres de noblesse, de l'écouter, écouter leurs revendications, leurs peurs, leurs angoisses et cesser de passer à côté d'eux. La jeunesse c'est l'avenir de notre pays, et ce n'est pas avec des pseudos rappeurs psychopathes que l'avenir va s'arranger chez nous, loin de là...
Alors, entre une politique répressive créée par des Vieux contre la Jeunesse, et le gouvernement laxiste et régressiste et dont nous avons hérité que nous avons, il y a du travail et non des moindres...Il ne s'agit plus de le dire, cette vidéo de ce rappeur devrait...devrait être l'étincelle qui annonce un changement dans les mentalités.
Jeunesse réveille toi, Jeunesse tu es entendue, manifeste toi tout de suite...plus tard il sera déjà trop tard ...
07:25 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
La jeunesse n'existe pas
Confidence personnelle, j'espère vieillir depuis que je suis jeune. Une chanson de Renaud ("Cent Ans"), très tôt, m'a marquée: "J'ai cent ans et j' suis bien content. J' suis assis sur un banc. Et je regarde les contemporains." Traverser le siècle sans encombre. Chaque année passée, je me dis qu'une année est gagnée. J'attends, j'espère avoir 100 ans et toutes mes dents.
En attendant, il faut préparer notre jeunesse.
La jeunesse doit combattre. La vieillesse ne le peut plus. Quand on est vieux, on a des acquis, une famille ou un emploi à défendre. Une famille, un emploi. On pense à soi. Quand on est jeune, on devrait casser les murs, rebondir sur le combat de ses parents, défendre des libertés qu'on a perdu.
La jeunesse est l'espoir. Chaque parent devrait projeter dans ses enfants l'espoir d'une réussite plus grande, plus vaste, plus large, plus généreuse. Les parents projettent souvent leur stress avant toute chose.
La jeunesse peut être une énigme. Celle qui se dit de droite, par exemple. Entendre des jeunes défendre l'ordre établi quand ils n'en connaîssent pas les excès, les injustices ni les écarts est une surprise, une incompréhension. Celle qui casse par défoulement, par rage. Voir des jeunes détruire sans mesurer les conséquences, sans respecter l'expérience est aussi une incompréhension.
La jeunesse est une souffrance. On a peur de ne pas être à la hauteur. Des vieux vous font chier avec leurs conseils. On s'inquiète de l'avenir. Mes grands-parents ont été jeunes pendant la montée du nazisme. Qui n'a pas été jeune pendant une crise ? On enrage parfois d'incompréhension.
La jeunesse devrait se soumettre. Les vieux confondent apprentissage et abdication. Elle doit conquérir son bonheur au prix d'une soumission aux règles établies. On lui apprend que la loi libère, que l'ordre est indispensable à la bonne société. A mon premier emploi, je me suis demandé pourquoi je devais obéir. C'est vrai, pourquoi ?
Pour un vieux comme moi, la jeunesse est mon avenir. D'elle peut venir l'embrasement, la révolte, la colère. Les vieux ont appris le compromis. En Sarkofrance, la jeunesse a tout pour crier. Le chômage frappe d'abord les jeunes. Un jeune sur 5 est sans emploi. Depuis 7 ans, elle subit. On parle de "jeunes délinquants", on lui interdit l'alcool, la drogue, le sexe, le permis de conduire.
En vieillissant, je n'ai appris qu'une chose : la jeunesse n'existe pas, sauf chez ceux qui sont nés vieux.
07:16 Publié dans La jeunesse | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : juan, sarkofrance, femmes engagées
28.03.2009
Au sommaire cette semaine
Cette semaine, ce sera jeudi...Le thème de la semaine est La liberté d'expression, s'expriment :
A VOS FOULARDS, LES FILLES LES GARS ! MrsC
Liberté d'expression : citoyen(e)s exprimez vous ! le Rocrocodile kinepeuthe
Hors sujet qui s'assume : Anne Onyme, CC
Des nouvelles de Yoani Laure
Question de Responsabilité, Nelly
Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme suit:
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
De même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
Pour l'Europe (Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de l’Europe de 1950 (article 10) :
« 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »
« 2 L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »
Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :
« La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». »
11:20 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté d'expression, femmes engagées
question de responsabilité
«Toute personne, a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière.»
Article 10 Convention Européenne des droits de l'homme...
Les blogs remplacent aujourd'hui les cafés, on s'y retrouve tous les jours ou presque et on s'exprime... Avec plus ou moins de talent, avec plus ou moins d'audience, avec plus ou moins de coeur...
On peut tout lire parfois, tout écrire, comment faire en sorte ensuite de faire passer les messages?
Les blogueurs manquent souvent d'humilité, le classement des "influents" m'agace parce qu'il ne tient compte que d'un microcosme qui a du mal à se décloisonner...
La liberté d'expression dans cette nouvelle forme d'agora doit pouvoir être utile et porteuse de valeurs, et développer des processus démocratiques.
La liberté d'expression sur le net doit être aussi au service d'elle-même et gagner en crédibilité. La presse a du mal à jouer ce rôle aujourd'hui, préférant l'audience, ne tombons pas dans ces mêmes travers!
La réforme de l'audiovisuel publique décidée et ordonnée par le Président de la République,
la mise en place des Etats Généraux de la presse coordonnée par le Président de la République,
les attaques répétées envers l'AFP de la part du Président de la République,
la récupération des grands groupes de presse par des financiers amis du Président de la République,
(...)
sont des faits innacceptables qui entravent l'existence et la vivacité des contre-pouvoirs. Comme l'exprimait Rosa Luxembourg " Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement".
La responsabilité de toutes les personnes engagées dans la cité et qui ouvrent un blog ou s'expriment sur le net est énorme : effectuer ce travail de contre-pouvoir, d'ouverture de débats, avec humilité et courage, ténacité et ouverture d'esprit...
La différence théorique entre la presse et le blog, c'est l'indépendance... Si la presse se veut objective (dans sa vocation première, pas vraiment dans la réalité), le blog engagé préfère le parti pris. Au risque de dévoiler des informations fausses, de caricaturer ceux contre lesquels on se bat, de servir des intérêts et des lobbies indéterminés... Comment s'y retrouver?
En ouvrant les débats, posant des questions, invitant aux réponses et surtout en s'ouvrant davantage aux absents de ce microcosme de la blogosphère... La liberté d'expression ne trouve sa véritable vocation que dans l'échange, et peut être à l'origine d'une force de frappe immense à destination de tous ceux qui souhaitent ouvrir le débat démocratique...
Et il y a de quoi faire en ce moment... Crise, Hadopi, réforme de la santé, de la recherche et de l'éducation, apparition accélérée d'une société à deux vitesses...
Osons le dire, le rappeler... Et renforçons-nous!
De nouveau cette citation de Victor Hugo qui est si importante dans ce contexte :
« La souveraineté est l'âme du pays. Elle se manifeste sous deux formes : d'une main, elle écrit, c'est la liberté de la presse ; de l'autre, elle vote, c'est le suffrage universel ». La presse est « une formidable locomotive de la pensée universelle ». Victor Hugo, Discours du 9 juillet 1850
Parce qu'on peut l'étendre à la liberté de l'information sur internet.
11:16 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.03.2009
Des nouvelles de Yoani
Puisqu’il est question de liberté d’expression cette semaine chez Femmes engagées, je vais vous parler d’une blogueuse de l’autre côté de l’Atlantique, dont la réalité quotidienne est fort éloignée de la langouste de Cuba.
Yoani Sanchez a créé son blog il y a tout juste deux ans à titre thérapeutique - pour “exprimer ses frustrations” - et faire connaître par l’écriture des aspects de la vie à Cuba qui ne sont jamais abordés dans la presse officielle.
L’année dernière, le journal espagnol El Païs lui a décerné le prix Ortega et Gasset en raison de l’”ingéniosité” dont elle fait preuve en surmontant les entraves à la liberté d’expression à Cuba, de son style “vivace” et de sa volonté de rejoindre “l’espace mondial du journalisme citoyen”.
Mais Yoani ne sera pas autorisée à aller chercher son prix à Madrid. Elle n’a pas le droit de quitter son île malgré les invitations qu’elle a reçues. Elle vient de modifier son blog récemment et pour l’instant, il n’y a plus de possibilité de commenter. Elle nous raconte sa dernière et troisième tentative d’obtenir la carta blanca*. Sans illusions mais avec ténacité :
Au cours de cette dernière année, les soldats obéissants et dévoués à limiter notre liberté de mouvements ne m’ont pas autorisée à répondre à des invitations internationales. Dans leurs bases de données, il doit y avoir une marque à côté de mon nom qui me voue au confinement insulaire. La logique possessive de cet État-papa considère normal de me punir d’écrire un blog et de me priver de la « carte blanche », comme pour me tirer les oreilles de m’être imaginée comme une personne libre.
En ce vendredi de bureaucratie et d’attente, je n’imagine pas une main qui se poserait sur mon épaule et me dirait « On s’est trompé sur toi, tu peux sortir ». Je ne crois pas qu’ils souhaitent corriger l’« erreur ». Je n’alimente pas le moindre espoir de monter dans l’avion le 29 mars. J’attendrai dans la salle pleine à craquer dans la villa au croisement des rues 17 et K (adresse du lieu qui délivre la carta blanca NDLR) avec seulement deux raisons à l’esprit : réclamer mes droits et les importuner avec mon entêtement. Leur montrer le document tamponné d’un visa me donnant l’entrée à d’autres endroits dans ce monde, tandis qu’« ils » freinent mon déplacement. Je serai là, sûre qu’un jour toute cette machinerie créée pour soutirer des gains et pour générer des fidélités idéologiques – ce qu’est devenu le permis de sortie - s’arrêtera pour de bon.
Cette fois-ci ils ont été plus directs : « Vous n’êtes pas autorisée à voyager » m’a dit doucement –presque aimablement- une femme vêtue de vert olive. Mes démarches pour obtenir le permis de sortie se sont conclues sans trop de délais et avec la même réponse négative. J’ai exigé de la fonctionnaire qu’elle me donne une explication mais elle n’était que le mur de soutènement entre mes exigences et ses chefs cachés.
Pourquoi ?
Je n’ai jamais été accusée devant un tribunal et cependant je suis condamnée à ne pas sortir de cette île. Cette restriction n’a été demandée par aucun juge, et je n’ai pu en faire appel devant aucun jury, car elle vient du grand accusateur –titulaire des pleins pouvoirs- rôle dans lequel s’est érigé l’Etat cubain. Ce magistrat sévère a décidé que la petite vieille assise à côté de moi dans le bureau au carrefour des rues 17 et K ne recevrait pas la « carte blanche » parce-que son fils avait « déserté » à l’occasion d’une mission médicale. Le jeune qui attendait dans un coin ne pourra pas non plus voyager car son père, grand sportif, joue aujourd’hui sous un autre drapeau. La liste des punis est si grande et pour des motifs si variés que nous pourrions fonder un groupe important des « îliens forcés de rester sur place ».
Il y a beaucoup de tristesse et d’amertume dans ses propos sur sa mère patrie ou son Etat-Papa comme elle l’appelle, beaucoup de poésie et de fantaisie aussi :
J’ai essayé pendant un court moment de voir des palais à la place des ruines, des leaders qui nous amènent à la victoire au lieu de nous conduire au bord du précipice, et des hommes hypnotisés par ma chevelure, même si je sais qu’ils me suivent pour me surveiller.
Parce que ce n’est pas cool de vivre dans la perle des Caraïbes, particulièrement si l’on a une opinion divergente de celle du pouvoir en place depuis 50 ans :
Ils ont emmené Adolfo un matin, il ya 6 ans, après avoir fouillé sa maison, comme s’il s’agissait d’un dangereux terroriste. Il n’avait ni arme, ni substances chimiques dans son pauvre logement du centre de la Havane, mais ses papiers témoignaient de beaucoup d’opinions écrites sans autorisation. Ils ont instruit son procès avec la même précipitation avec laquelle à cette même époque, ils ont fusillé trois jeunes pour avoir détourné une barque pour émigrer en Floride.
La seule bonne nouvelle dans toute cette histoire, c’est que l’on peut désormais la lire en français.
*carta blanca : Lorsqu’un Cubain souhaite sortir de son pays, il doit accomplir un certain nombre de formalités :
1. Un formulaire de demande de visa à retirer à l’Ambassade du pays où il souhaite se rendre.
2. Une photo d’identité du demandeur.
3. Un passeport valide qui se délivre à l’immigration de Marianao. Le Cubain doit remplir un formulaire et amener 2 photos d’identités + 1 timbre de 50 USD à acheter dans la Banco de Commercio y Servicio. Durée d’obtention 4 à 5 jours.
4. Un permis de sortie temporaire remis par les autorités Cubaines de l’immigration (Marianao). Celui-ci s’appelle Carte Blanche. Pour plus de rapidité, il peut aller se procurer le document notarié au Consultoria Juridica (calle 16 entre 5 y 3 Miramar). Le prix est de 140 USD, en France 200 USD. A l’acquisition de ce document, il l’apportera à l’immigration qui décidera de l’obtention de la Carta Blanca (document très important). 5. Preuve d’un emploi stable ou situation économique sûre pour le demandeur.
Donc si l’on fait les comptes, l’aspirant au voyage devra débourser 350 USD. Sachant que le salaire mensuel moyen d’un Cubain est de 13 USD…
16:14 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Anne Onyme...
Je suis tellement anonyme sur internet que même mon pseudo est presque invisible.

Non, en fait, je me la raconte.
Je ne suis pas anonyme du tout.
Si quelques gens mal intentionnés voulaient faire des recherches sur moi, ils trouveraient sans doute de quoi faire ma biographie.Ou mon àpeuprèsbiographie.
Oui, parce que dans ce que je raconte, au quotidien je me permets souvent le pipeautage organisé.
En fait, vous lecteur adoré, je vous dois la vérité.
Le temps est venu de tomber les masques...
Je suis quelqu'un de connu et ça me pèse. Aujourd'hui, j'ai envie...j'ai besoin même de vous le dire.
Je suis...
Ah...non ! Je n'y arriverai pas.
Désolée...(éE...mais peut-être que je suis un homme, allez savoir ! ou une plante verte...)*
CC
*sérieusement (presque), je suis anonyme et tiens à le rester à cause de mes élèves. Je ne tiens pas à ce qu'il sache que je suis une plante verte de gauche qui fait des blagues pourries ! et des hors sujet. (c'est moche)
07:15 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.03.2009
Liberté d'expression : citoyen(e)s exprimez vous !
Liberté d'expression, définition Wikipedia
En bloguant, j'ai choisi de ne pas me taire. Les esprits faciles railleront autant qu'ils le peuvent, les trolls de même, personne ne m'arrêtera, tant qu'il y aura des messages à faire passer, je les ferais passer, au nom de la Liberté d'expression. J'estime avoir de la chance d'être née dans le pays des Droits de l'Homme, aussi, c'est avec plaisir que je porte haut et toujours plus haut encore le message de mes amis qui dans l'ombre de la censure. je tiens à leur rendre cet hommage :
A mes amis blogueurs Tunisiens qui tentent malgré la censure de nous rejoindre.
A mes amis blogueurs Libanais comme l'Orient le jour du tac au tac.
En soutien à Manu Chao qui, pour ses propos va être expulsé du Mexique.
A Sylvie TISSOT et Delphine qui osent dénoncer les violences faites aux femmes.
A Helena Cobban qui dénonce elle aussi sur son blog les vues cyniques d'un stratège israêlien.
Qu'en est il de Kareem Amer, bloggueur égyptien, un an plus tard ?
A Stéphane Bussard, Frédéric Koller et Richard Werly qui sous le blog Les Coulisses des Droits de l'Homme, informent tout un chacun de l'actualité d'expression à travers le monde.
A Nadia Yassine qui a osé critiquer la monarchie au Maroc et qui risque entre 3 et 5 ans de prison (information donnée par Lisbeth-Anne).Cette femme née à Casablanca a 51 ans et a déjà été arrêtée pour atteinte aux "institutions sacrées de la nation".
A notre confrère média le Nouvel Obs qui diffuse toujours cette vidéo, bien que sur YouTube et Dailymotion elle soit censurée, merci au Nouvel Obs !
Les images, parfois choquantes, de ce montage ont été diffusées par le gouvernement tibétain en exil. On peut y voir des Tibétains battus par les forces de l'ordre. Et des images, particulièrement dures, d'un jeune homme apparemment torturé et qui meurt de ses blessures.
Il nous faut porter haut ces voix, ces voix qui dénoncent un sytème, ces voix qui sont là pour éclairer les citoyens sans distinction de race ou de catégorie sociale...
15:35 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté d'expression, blog, témoignages, droit de l'homme, tibet, femmes engagées, hypos, mrs clooney, nelly, cc, annieday, laure






